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Iran / États-Unis

ONU: Rohani refuse de négocier tant qu’il y a aura des sanctions américaines

Le président iranien Hassan Rohani lors de son allocution à la tribune des Nations unie le 25 septembre 2019.
Le président iranien Hassan Rohani lors de son allocution à la tribune des Nations unie le 25 septembre 2019. REUTERS/Yana Paskova

À la tribune lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le président iranien s'est livré sans grande surprise à un nouveau réquisitoire contre les États-Unis. L'Iran refuse toute négociation avec les États-Unis tant qu'il y a des sanctions.

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Avec notre envoyée spéciale à New York, Murielle Paradon

« Nous ne pouvons pas croire en une offre de négociation venant de ceux qui assassinent le peuple iranien », a dit Hassan Rohani en évoquant les sanctions américaines à l’égard de son pays. Des sanctions qualifiées de « terrorisme économique ».

« Au nom de mon pays, je vous annonce que notre réponse à toute offre de négociations alors que des sanctions nous sont imposées est négative, a ajouté le président iranien. Le gouvernement et le peuple iraniens sont demeurés fermes face aux sanctions les plus dures ces 18 derniers mois et nous ne négocierons jamais avec un ennemi qui entend faire plier l’Iran en brandissant l’arme de la pauvreté, des pressions et de la sanction ».

Trump s'est retiré de l'accord sur le nucléaire

Pas question donc de reprendre le dialogue tant que ces sanctions ne sont pas levées. Hassan Rohani campe sur ses positions. Il a rappelé que c’était Donald Trump qui s’était retiré de l’accord sur le nucléaire et que l’Iran avait respecté ses engagements jusqu’à un certain point, car « notre patience a des limites », a-t-il dit.

Le président iranien a aussi accusé les Européens d’être incapables d’agir. Face aux pressions, Hassan Rohani affirme que son pays répondra avec force et qu’il souhaite une autre voie. Il propose une coalition d’États pour la sécurité de la région du Golfe baptisée « Coalition d’espoir ».

Rohani dit vouloir la paix

Il veut, dit-il, la paix plutôt que la violence et au bout du compte il y aura la table des négociations. « La table des négociations », ce sont les derniers mots du président iranien à la tribune des Nations unies.

Une position qui n'a pas empêché Mike Pompeo d'enfoncer le clou lors d'un colloque sur la dénucléarisation de l'Iran en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. « Les États-Unis vont intensifier leurs efforts pour informer les pays et les entreprises sur les risques de faire du commerce avec des entités proches des Gardiens de la révolution, a lancé le secrétaire d'État américain. Et nous les punirons s’ils persistent et ne tiennent pas compte de nos avertissements ».

L’apaisement n’a pas marché, et ne marchera pas. Il faut poursuivre l’Iran où que se déroulent les opérations. En Afrique de l’Ouest, où il fait du blanchiment d’argent. En Amérique centrale et du Sud où il est impliqué dans les cartels de drogue du Hezbollah. Au Liban pour limiter l’activité du Hezbollah et le libérer des groupes affilié au Hezbollah. En Syrie, en Irak, au Yémen…

Adel al-Jubeir

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