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Irak

L’ayatollah Ali Sistani condamne la répression violente des manifestants en Irak

Le porte-parole de l'ayatollah Ali Sistani a indiqué depuis Kerbala que le gouvernement irakien était responsable des violences du début du mois d'octobre 2019 (image d'illustration).
Le porte-parole de l'ayatollah Ali Sistani a indiqué depuis Kerbala que le gouvernement irakien était responsable des violences du début du mois d'octobre 2019 (image d'illustration). AFP/Handout/IRAQIYA TV

Après une semaine de violentes manifestations en Irak, la plus haute autorité chiite du pays l’ayatollah Ali Sistani a violemment critiqué le gouvernement irakien dans sa gestion de la contestation lors de son prêche du vendredi 11 octobre.

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Avec notre correspondante à BagdadLucile Wassermann

L’ayatollah Ali Sistani donne deux semaines au gouvernement irakien pour faire la lumière sur les violences qui ont secoué l’Irak au début du mois d'octobre. Comme lors de chaque événement dans le pays, le prêche hebdomadaire de ce chef religieux est toujours très attendu et scruté par les Irakiens. Le vendredi 4 octobre, il avait déçu une partie d’entre eux, en ne condamnant pas fermement les violences.

Ce vendredi 11 octobre, il n'hésite pas à accuser : « Le gouvernement et les forces de sécurité sont responsables de l’effusion de sang », a-t-il écrit ce vendredi dans son discours lu par ses représentants à Karbala, dans le sud du pays.

Ali Sistani tient notamment le gouvernement pour responsable les nombreuses victimes tombées sous les tirs de snipers. Il a également condamné les multiples attaques contre les médias irakiens, les menaces reçues par les manifestants ainsi que les enlèvements ou les assassinats qui se sont multipliés dans les rues de la capitale irakienne.

Une semaine sanglante

Ce « cycle de violence le gouvernement doit à tout prix le briser et au plus vite », insiste-t-il. Après une semaine sanglante où plus d’une centaine de personnes ont été tuées selon les chiffres officiels, les autorités ont reconnu un usage excessif de la force par l’armée contre les manifestants. Ils ont annoncé avoir lancé plusieurs enquêtes sur les violences qui ont éclaté à travers le pays.

►À lire aussi : Climat de terreur à Bagdad malgré l'arrêt des violences

Le calme est actuellement revenu dans les rues de Bagdad, plus par peur des représailles que par satisfaction des mesures annoncées selon les manifestants.

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