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Territoires palestiniens : une cinquantaine de sites d'information fermés

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human and internet REUTERS

Un tribunal de Ramallah a ordonné la fermeture de 59 sites d'information et pages Facebook, estimant qu'elles portaient atteinte « à la sécurité nationale ». Une décision très critiquée. L'affaire a été renvoyée jeudi devant la Cour constitutionnelle.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

L'affaire remet au cœur du débat une loi controversée sur la cybercriminalité. Adoptée en 2017, elle avait été dénoncée par des militants palestiniens et des organisations telles qu'Amnesty International pour qui elle « permet un contrôle étroit des médias ». S'appuyant sur un article de cette loi, le tribunal de Ramallah a ordonné la fermeture de pas moins de 59 sites d'information et pages Facebook.

Un tour de vis justifié par le fait, qu'aux yeux de la cour, les sites avaient publié « des textes, des photos ou des opinions menaçant la sécurité nationale et la paix civile ». Mais plusieurs sites concernés sont affiliés à des organisations politiques rivales du Fatah du président Mahmoud Abbas et le jugement a été dénoncé comme une tentative de faire taire toute voix discordante à l'égard de l'Autorité palestinienne.

« C'est une journée noire pour la presse palestinienne », a estimé le syndicat des journalistes. « C'est une décision erronée », a jugé le Centre palestinien pour les droits de l'homme. Et même le porte-parole du gouvernement a demandé au tribunal de revenir sur sa décision.

Pour obtenir une invalidation de ce jugement, le syndicat des journalistes a lancé une procédure contre la loi sur la cybercriminalité. Mais en renvoyant l'affaire devant la Cour constitutionnelle, le tribunal de Ramallah a prolongé la fermeture des sites concernés.

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