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Liban / Saad Hariri

Au Liban, la mobilisation s'amplifie, le pouvoir dans l'impasse

Les manifestants continuent de bloquer les routes. Ici, au centre-ville de Beyrouth, ce lundi 28 octobre 2019.
Les manifestants continuent de bloquer les routes. Ici, au centre-ville de Beyrouth, ce lundi 28 octobre 2019. REUTERS/Alkis Konstantinidis

Douze jours après le début de la contestation populaire au Liban, manifestants et pouvoir campent sur leur position. Le pays, paralysé par le blocage des routes et la fermeture des banques et des écoles, est dans l’impasse.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Pas de démission du Premier ministre Saad Hariri et pas de remaniement gouvernemental. Le pouvoir libanais reste sourd aux demandes des manifestants qui occupent les places des grandes villes et bloquent les routes depuis 12 jours.

Après le refus du Hezbollah d’une démission du cabinet par crainte du vide, le président Michel Aoun et le Premier ministre ont envisagé un profond remaniement ministériel qui écarterait des figures contestées, dont le ministre des Affaires étrangères et gendre du chef de l’État Gebran Bassil.

Nouveau refus du Hezbollah. Pour accepter un changement gouvernemental, le parti chiite souhaite des garanties préalables sur la fin de la paralysie du pays par les contestataires. Sans un retour à la normale, aucune concession n’est envisagée, car elle entraînerait, selon les milieux du Hezbollah, d’autres demandes qui iraient jusqu’à la démission du président de la République. Pour le Hezbollah, Michel Aoun, avec qui il est lié par une alliance politique conclue en 2006, est une ligne rouge.

Face à cette impasse politique, le gouverneur de la Banque centrale a mis en garde contre un effondrement économique du Liban, qui n’est plus, selon lui, qu’une question de jours.

Riad Salamé a tiré la sonnette d’alarme dans une interview à la CNN, avant de préciser ses propos à Reuters : le pays a besoin d’une solution politique urgente.

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