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Irak / Adel Abdel Mahdi

La contestation grandit en Irak, le peuple ne décolère pas

Des étudiants brandissent le drapeau irakien lors de la manifestation à Kerbala, le 28 octobre 2019.
Des étudiants brandissent le drapeau irakien lors de la manifestation à Kerbala, le 28 octobre 2019. REUTERS / Abdullah Dhiaa al-Deeen

Les grèves et les sit-in se multiplient à Bagdad et dans tout l'Irak. Dans la nuit de lundi à mardi 29 octobre à Kerbala, des affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre, qui tiraient à balles réelles, ont fait 14 nouvelles victimes. Elles viennent s'ajouter aux plus de 230 morts depuis le début de la contestation en octobre.

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Les manifestants sont de plus en plus nombreux depuis que les étudiants sont venus se greffer au mouvement. Hicham al-Hachemi est chercheur et écrivain irakien, proche du Premier ministre Adel Abdel Mahdi. Il tente d'expliquer pourquoi les Irakiens ne décolèrent pas.

« Le soulèvement perdure car les manifestants ne font plus confiance dans le gouvernement et dans ses promesses. Les réformes annoncées ne concernent que la sphère politique. Rien n'a été annoncé pour améliorer la situation économique. Les protestations gagnent aussi en puissance grâce à Moqtada al-Sadr, qui a incité le peuple à descendre dans les rues. Hier, à Bagdad, le couvre-feu n'a pas été respecté. Plus d'un million de manifestants, surtout des jeunes, ont veillé de 18 heures à 10 heures du matin dans toutes les rues de la ville et pas seulement sur la place Tahrir. »

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Moqtada al-Sadr est un influent leader chiite irakien. Il est descendu ce mardi dans les rues de la ville de Najaf aux côtés des manifestants, réclamant la démission du gouvernement. Au Parlement, la majorité se délite après la démission de quatre députés du camp gouvernemental. Le Premier ministre Mahdi est en difficulté d'après Hicham al-Hachemi.

« Avant le 5 novembre, Adel Abdel Mahdi doit présenter un plan de réformes devant le Parlement. Si le plan est rejeté par les députés, le Premier ministre devra démissionner. Le président de la République aurait alors deux semaines pour former un nouveau gouvernement. Et s'il n'y parvient pas, des élections anticipées pourraient avoir lieu. »

Pas sûr que des élections pourraient calmer la colère des manifestants. Ils réclament la chute d'un système inchangé depuis Saddam Hussein et une refonte de la Constitution.

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