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Syrie / Turquie / Russie

À Genève, un processus constitutionnel 100% syrien, ou presque

Trois ministres des affaires étrangères à Genève, le 29 octobre : l'Iranien Mohammad Javad Zarif, le Russie Serguei Lavrov et le Turc Mevlut Cavusoglu.
Trois ministres des affaires étrangères à Genève, le 29 octobre : l'Iranien Mohammad Javad Zarif, le Russie Serguei Lavrov et le Turc Mevlut Cavusoglu. REUTERS/Denis Balibouse

Que faut-il attendre du comité constitutionnel syrien qui se réunit aujourd'hui mercredi 30 octobre aux Nations unies à Genève ? Pour la première fois, les envoyés de Damas et de l'opposition doivent travailler ensemble à la rédaction d'une nouvelle Constitution. Mais les puissances étrangères veillent au grain.

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Avec notre correspondant à Genève,  Jérémie Lanche

Un processus 100% syrien clame l'ONU. Sauf que la Russie, l'Iran, et la Turquie ne sont pas loin. Présents à Genève hier, les trois ministres des Affaires étrangères ont du jouer aux équilibristes pour cacher leur influence dans les discussions.

À l'ONU, Serguei Lavrov a rappelé que si le régime syrien et ses opposants se retrouvaient à Genève, c'était grâce aux efforts de la Russie, de l'Iran et de la Turquie. Mais le ministre russe des Affaires étrangères a aussi insisté sur le fait qu'aucune ingérence ne doit perturber les pourparlers. Même discours de la part de son homologue iranien Mohammad Javad Zarif :

« À la fin, les conclusions du comité constitutionnel devront être acceptées par tous les Syriens. Elles doivent être le résultat de leur travail, et ne doivent pas être influencées par des puissances étrangères. »

Pourtant, leur présence même à Genève vient contredire ce discours. Pour certains opposants, le comité constitutionnel est une victoire pour Damas et ses parrains russes et iraniens. Tant qu'on parle de Constitution, on ne parle ni d'Assad, ni des milliers de détenus, ni même des combats dans le nord du pays.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusolgu a même affirmé que l'offensive de la Turquie contre les milices kurdes aidait les pourparlers syriens : « Notre opération [militaire] en Syrie préserve l'intégrité territoriale de la Syrie parce que le PKK et les YPG sont des organisations terroristes et séparatistes. »

Quant aux forces russes et iraniennes, elles ne quitteront pas le territoire « tant que le gouvernement syrien ne le demande pas », a ajouté le ministre iranien des Affaires étrangères. Un rapport de force favorable à Damas et qui pèsera sans aucun doute sur les travaux du comité constitutionnel.

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