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Israël / Gaza

Les tensions entre Israël et Gaza continuent, l’Égypte tente une médiation

Des Palestiniens se reccueillent près des debris d'une maison détruite par une frappe israélienne sur la bande de Gaza, le 13 novembre 2019
Des Palestiniens se reccueillent près des debris d'une maison détruite par une frappe israélienne sur la bande de Gaza, le 13 novembre 2019 REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

Au deuxième de confrontation après l’assassinat par Israël d’un commandant du Jihad islamique à Gaza, de nouvelles roquettes ont été tirées depuis l’enclave palestinienne mercredi 13 novembre, après des frappes israéliens. Après un total de 22 morts et une cinquantaine de blessés côté palestinien, l’Égypte et l’ONU tentent une médiation.

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Avec notre envoyé spécial à Tel-Aviv,  Guilhem Delteil

À chaque épisode de tension entre les groupes armés de Gaza et Israël, l'Égypte joue le rôle de médiateur. Dès mardi 12 novembre, Le Caire a entrepris une nouvelle fois de rétablir le calme entre les deux parties, des négociations sont en cours avec les Israéliens et les groupes armés de Gaza.

Les services de renseignement égyptiens qui sont à la manœuvre ont également l'appui de l’Organisation des Nations unies (ONU) : le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix s'est rendu en urgence au Caire dès mardi.

Les responsables israéliens auraient signifié à leurs interlocuteurs qu'ils souhaitent éviter une escalade militaire après l'opération qui a tué l'un des commandants du Jihad islamique. Selon des sources sécuritaires israéliennes, le Hamas souhaiterait également de la retenue : le porte-parole du mouvement au pouvoir à Gaza a affirmé que si les groupes armés de Gaza continuent de répondre aux bombardements israéliens, ils le feront « avec sagesse et compréhension ».

Le dialogue semble plus compliqué en revanche avec le Jihad islamique. Le mouvement, ciblé depuis mardi 12 novembre au matin par l’armée israélienne, refuse pour le moment de cesser les tirs de roquettes. Son secrétaire général affirmait dès la reprise des tensions : « Nous partons en guerre ». Le risque d’escalade demeure élevé.

Visée par les roquettes du Jihad islamique, Tel-Aviv réduit son activité

Depuis mardi matin, près de 250 roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers Israël et surtout vers Tel-Aviv. Aucune mort n’est à déplorer du côté israélien, différemment des 22 Palestiniens, mais la reprise des hostilités a fait au moins 48 blessés côté israélien et y a entraîné un ralentissement de l’activité.

Vers 8h du matin, l'alerte à la roquette a sonné. La jeune Noa Bräuer est boulangère et commence sa journée tôt : elle était déjà au travail. Mais mardi, l'activité a été réduite : « La boulangerie était assez vide toute la journée et la rue, qui est toujours très animée, était totalement vide la plupart du temps, raconte-t-elle à RFI. Mais je pense que mes amis qui ont des enfants devaient rester à la maison, car il n'y avait ni école, ni jardin d'enfants. »

Sur les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie, les vidéos d'impact de roquettes ont circulé tout au long de la journée, faisant croître l'inquiétude de certains Israéliens. Mais pour Shay Biton, la journée est restée assez sereine. « Il est peu probable qu'on soit touché, opine ce soldat réserviste. C'est trop loin pour leurs technologies, et ils ne peuvent pas viser. »

Une opération militaire, stratégie politique pour Nétanyahu ?

Guy Kerem, lui, fait confiance à la technologie de l'armée israélienne : le bouclier antimissile a intercepté 90% des roquettes menaçant des zones habitées. Mais ce jeune homme, électeur de gauche, s'interroge sur un éventuel opportunisme politique de la part de Benyamin Netanyahu : « Le calendrier est très avantageux, spécule-t-il. Ce n'est pas la première fois que ce genre de choses arrive et c'est un peu étonnant. Mais ce sont juste des suppositions, on ne peut pas en avoir la certitude. »

Des interrogations également reprises par des députés. Pour ces derniers, une opération militaire renforcerait les chances de créer un gouvernement d'union nationale, qui pourrait permettre au Premier ministre sortant de se maintenir au pouvoir.

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