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Israël

La vente controversée de trois bâtiments de l'Église orthodoxe à Jérusalem gelée

L'hôtel Petra, près de la porte de Jaffra, est l'un des trois bâtiments concernés par la controverse. Vieille ville de Jérusalem, en juin 2019.
L'hôtel Petra, près de la porte de Jaffra, est l'un des trois bâtiments concernés par la controverse. Vieille ville de Jérusalem, en juin 2019. AHMAD GHARABLI / AFP

Un tribunal de Jérusalem a décidé de geler la vente controversée de trois bâtiments situés dans la vieille ville de Jérusalem. Ils appartiennent à l'Église orthodoxe mais ont été cédés à une organisation de colons juifs. Un vieux dossier sensible.

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Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

C'est un dossier vieux de 14 ans, et qui vient de connaître un nouveau rebondissement judiciaire. L'acte de vente avait suscité une telle colère chez les fidèles palestiniens que l'ancien patriarche orthodoxe avait été démis de ses fonctions.

Depuis, l'Église cherche à faire annuler cette vente, dénonçant des manœuvres frauduleuses de la part de l'acheteur. En première instance, le tribunal de Jérusalem a constaté que la vente avait été émaillée d'irrégularités.

Mais il a jugé que l'Église orthodoxe n'avait pas réussi à prouver que l'organisation de colons, Ateret Cohanim, avait versé des pots-de-vin aux anciens dignitaires religieux.

Cette position fut aussi celle de la Cour suprême israélienne, qui a rejeté en juin les arguments de l'Église, et la vente a été validée.

La vente gelée après une énième procédure

Une nouvelle procédure vient donc de conduire au gel provisoire de cette vente qui, 14 ans plus tard, demeure très sensible. L'ensemble des Églises chrétiennes estime qu'elle menace la présence d'une communauté de fidèles dans la Vieille ville.

L'actuelle hiérarchie orthodoxe est déterminée à obtenir son annulation. Elle a donc lancé cette procédure, estimant avoir obtenu d'autres preuves des possibles malversations qui ont, selon elle, conduit à la vente.

Les trois sociétés-écrans liées à Ateret Cohanim qui avaient acheté ces bâtiments ont été sommées de répondre à ces nouvelles accusations. Elles n'ont pas donné suite à l'injonction du tribunal, leur avocat évoquant des problèmes de santé.

Faute de réponse, la vente a été gelée. La procédure sera finalement réexaminée par le tribunal. Dans ce bras de fer, l'Église orthodoxe n'a pas, en l'état, obtenu l'annulation de la vente. Mais elle vient de gagner un peu de temps.

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