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France

Retour en France de plusieurs familles de jihadistes renvoyées de Turquie

Dans le camp Roj, au Kurdistan syrien, sont rassemblées des familles de jihadistes. (Illustration)
Dans le camp Roj, au Kurdistan syrien, sont rassemblées des familles de jihadistes. (Illustration) GIHAD DARWISH/AFP

Quatre Françaises épouses de jihadistes présumés qui étaient détenues en Turquie après s'être échappées d'un camp en Syrie, ont été renvoyées ce lundi 9 décembre vers la France. Elles sont accompagnées de leurs sept enfants.

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« L'expulsion des combattants terroristes étrangers se poursuit. Dans ce cadre, onze ressortissants français ont été renvoyés», a indiqué le ministère turc de l'Intérieur dans un communiqué. Une source au ministère a précisé que ces expulsions avaient eu lieu ce lundi 9 décembre.

Mandats d’arrêt

Une source judiciaire française a confirmé à l'AFP que ces quatre femmes expulsées dans le cadre du «protocole de Cazeneuve», étaient bien arrivées en France avec leurs 7 enfants.

Signé en 2014, le protocole de Cazeneuve est un accord de coopération policière entre Paris et Ankara qui permet l'interception dès leur retour des jihadistes rentrant de Syrie via la Turquie.

Parmi les quatre femmes, deux, qui faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt, vont être présentées directement à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen. Les deux autres faisaient l'objet d'un mandat de recherche et ont été placées en garde à vue à leur arrivée à Roissy, selon cette source.

Évasion

Les enfants sont quant à eux pris en charge par l'aide sociale à l'enfance.

Selon une source proche du dossier, ces femmes s'étaient évadées de camps en Syrie placés sous contrôle kurde et ont été récupérées par les autorités turques.

La décision d'expulser ces ressortissants français, soupçonnés d'appartenir au groupe jihadiste Etat islamique (EI), avait été annoncée par un porte-parole du ministère turc de l'Intérieur le 11 novembre lorsque Ankara avait commencé à renvoyer vers leurs pays des présumés jihadistes étrangers détenus en Turquie.


La réaction de Maître William Bourdon, fondateur et président de l’association Sherpa: « On a enflammé l’opinion publique en disant comme une ritournelle -tous les hommes politiques confondus- que tout sera fait pour qu’ils (les jihadistes ou leurs familles) ne reviennent pas et que tout sera fait pour qu’ils restent y compris en les laissant dans des situations où leur mort était assuré ; hommes, femmes et enfants compris. Depuis quelques semaines, il y a un ancien patron des services secrets français, et un juge d’instruction anti-terroriste, monsieur David de Pas, qui disent  que cette politique était une erreur. Qu’en n’organisant pas le retour de ces Français, on créé la potentialité qu’ils deviennent des boules de feu ou qu’ils soient récupérés par l’État islamique. Je regrette infiniment cette politique démagogique et électoraliste qui peut fabriquer plus de risques pour notre pays. »

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