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Liban

Liban: le seul candidat au poste de Premier ministre s’est désisté

Le Premier ministre Saad Hariri lors de sa conférence de presse à Beyrouth, le 29 octobre 2019, après avoir annoncé sa démission.
Le Premier ministre Saad Hariri lors de sa conférence de presse à Beyrouth, le 29 octobre 2019, après avoir annoncé sa démission. REUTERS/Mohamed Azakir

Le président de la République Michel Aoun a reporté les consultations parlementaires pour la désignation d’un nouveau Premier ministre, prévues ce lundi 9 décembre, après le désistement du seul candidat pressenti pour occuper ce poste.

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Qui d'autre pour diriger le gouvernement ? Faute d'être soutenu par le cheikh Abdel Latif Darian, mufti de la République libanaise, l’homme d’affaires Samir al-Khatib a dû jeter l'éponge. Saad Hariri reste le seul candidat agréé par les milieux politiques et religieux sunnites au poste de Premier ministre, une fonction réservée à un membre de cette communauté dans le système confessionnel libanais.

Les deux principaux partis chiites, le Hezbollah et le mouvement Amal du président du Parlement Nabih Berry, préfèrent aussi le retour au pouvoir de Saad Hariri. Ce dernier bénéficie également du soutien du camp présidentiel de Michel Aoun. Mais le chef du gouvernement démissionnaire a affirmé fin novembre qu’il nesouhaitait pas être candidat.

Ce blocage est dû aux divergences entre les forces politiques sur la nature du prochain gouvernement. Saad Hariri souhaite un cabinet de technocrates, doté de prérogatives élargies, notamment dans le domaine législatif. Le camp présidentiel et les formations chiites plaident quant à eux pour un gouvernement de spécialistes, en présence de représentants des principaux partis politiques.

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Retour à la case départ

Cela fait maintenant 50 jours que les négociations tournent autour de cette question. Le président Michel Aoun a reporté d’une semaine les consultations parlementaires pour désigner un nouveau Premier ministre afin de donner une chance à un accord sur la nature du gouvernement.

Pendant ce temps, le mouvement de contestation contre la classe politique se poursuit dans la rue, et l'effondrement économique et financier s'accélère.

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