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Irak

Irak: les enlèvements et assassinats de manifestants se multiplient

Le 8 décembre 2019, des manifestants irakiens pleurent devant un mur commémoratif de fortune sur la place Tahrir, à Bagdad, à la mémoire de manifestants tués lors de manifestations anti-gouvernementales.
Le 8 décembre 2019, des manifestants irakiens pleurent devant un mur commémoratif de fortune sur la place Tahrir, à Bagdad, à la mémoire de manifestants tués lors de manifestations anti-gouvernementales. SABAH ARAR / AFP

En Irak, la pression s'accentue sur les manifestants. Les enlèvements, les assassinats ciblés et les attaques se multiplient, pour l’heure en toute impunité.

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Avec notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Sur la place Tahrir à Bagdad, des manifestants sont en pleurs devant les photos de deux jeunes Irakiens. Sur l'une d'elles, Zaid Mohammed, un jeune photographe enlevé devant chez lui la semaine dernière par un groupe d'hommes armés. Abdullah, la vingtaine, est un de ses meilleurs amis. Il est encore sous le choc. « Zaid est un bon gars. Je le connais depuis cinq ou six ans. Beaucoup de gens le suivaient [sur les réseaux sociaux], parce qu'il photographiait tout ici. Voilà pourquoi ils l'ont pris. »

À côté de la photo de Zaid, il y a celle d'Ahmed Al Muhanna, photographe lui aussi. Il est mort vendredi 6 décembre, tué dans une attaque perpétrée par des hommes masqués à bord de leurs pickups. Pour Ahmed, l'un de ses amis réunis ici, les milices sont derrière ces attaques et ces enlèvements. « On veut vivre ! On veut vivre normalement, comme tous les autres pays du monde. On n'a jamais vu quelque chose de beau dans ce pays. Quand les milices contrôlent tout, ce n'est pas une belle vie. »

Des enquêtes sont en cours, assure le gouvernement

La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont appelé l'État irakien à prendre les mesures nécessaires pour empêcher tout groupe armé d'opérer sur le territoire, demandant également que la coalition de groupes paramilitaires proches de l'Iran, appelée « Mobilisation Populaire », reste loin des manifestants.

« Une ingérence inacceptable », pour le gouvernement de Bagdad, qui assure que des enquêtes sont en cours pour identifier les responsables.

►À lire aussi : Irak: face au silence et à la répression, la rue appelle à l’aide internationale

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