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Egypte

É​​​​​​​gypte: le tourisme décolle à nouveau dans le pays

Montgolfière survolant la ville de Louxor, le 31 janvier 2019.
Montgolfière survolant la ville de Louxor, le 31 janvier 2019. Mohamed el-Shahed / AFP

L'industrie touristique égyptienne, en chute libre depuis 2011 à cause des désordres politiques et des attentats, semble se rétablir pour ne pas dire qu’elle connaît un boom.

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De notre correspondant au Caire,

C'est le signe qui ne trompe pas. Les touristes japonais et américains, les plus prudents au monde, sont de retour. Avec d’autres, ils avaient déserté l’Égypte depuis le soulèvement populaire contre l’ex-président Moubarak en janvier 2011 et les désordres qui ont suivi avec la confrontation entre islamistes et libéraux. L’arrivée au pouvoir du maréchal Abdel Fattah al-Sissi en 2014 n’avait pas réussi à convaincre les touristes de revenir visiter le pays.

►À lire aussi: Égypte: la reprise du tourisme génère des centaines de milliers d'emplois

La succession d'attentats spectaculaires a culminé avec l’explosion en vol d’un charter russe en 2015 au-dessus du Sinaï. Les Russes mais aussi les Anglais et la plupart des Européens ont alors stoppé les vols vers les aéroports égyptiens en dehors de celui du Caire. Il aura fallu presque quatre ans de répression et de lutte antiterroriste et de sécurisation des aéroports pour que la confiance soit restaurée et que les touristes reviennent. La dévaluation de la livre de 50 % a aussi rendu l’Égypte très concurrentielle.

Le tourisme culturel a le vent en poupe

Aujourd'hui, trouver une chambre d’hôtel à Louxor ou Assouan au sud de l’É​​​​​​​gypte est pratiquement impossible. Du fait de l’instabilité sécuritaire, les seules régions touristiques d’É​​​​​​​gypte qui n’étaient pas déconseillées par les ambassades étaient Le Caire, Louxor et Assouan. Le tourisme revenait donc aux fondamentaux : les pharaons.

En plus des voyageurs européens classiques, fervents de culture, comme les Français et les Italiens, se sont joints de nouveaux touristes venus d’Asie. Du fait des bonnes relations politiques, les Chinois ont ouvert la voie. L’É​​​​​​​gypte est leur première destination au Proche-Orient et en Afrique. Les Indiens les ont suivis, accompagnés des touristes d’autres économies émergentes asiatiques.

Mais le tourisme balnéaire pourrait rapidement revenir en force. Jeudi 19 décembre, la cité balnéaire de Charm el-Cheikh dans le sud du Sinaï était en fête. Elle accueillait le premier charter anglais venu directement de Londres après quatre ans d’interruption. Les 110 passagers de la compagnie Interair étaient accueillis comme une équipe de foot victorieuse.

Chants, danses, colliers de fleurs, drapeaux. Les Anglais étaient, en effet, parmi les nationalités les plus importantes du tourisme à Charm el-Cheikh. Vendredi, c’était au tour d’un charter français d’atterrir dans l’aéroport de la cité. Il ne reste plus maintenant que le retour des Russes et l’É​​​​​​​gypte pourra allègrement battre le record de 2010 avec 15 millions de touristes.

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