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Syrie

Syrie: les civils de la région d'Idleb assiégés et bombardés

Des habitants de Maarat al-Noumane fuyant sur un pick-up avec leurs biens, le 22 décembre 2019.
Des habitants de Maarat al-Noumane fuyant sur un pick-up avec leurs biens, le 22 décembre 2019. IBRAHIM YASOUF / AFP

Le régime de Bachar el-Assad gagne du terrain dans la province d’Idleb. Damas et ses alliés mènent une violente offensive contre cette région du nord-ouest du pays, contrôlée majoritairement par des groupes jihadistes affiliés à al-Qaïda. Des millions de civils se retrouvent au milieu d’un champ de bataille.

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Les nouvelles avancées du régime de Bachar el-Assad à Idleb sont survenues alors que les avions de guerre russes continuaient de frapper le sud de la province. Ces frappes ont tué neuf civils qui tentaient de s'échapper dimanche 22 décembre de la zone de feu, a déclaré l'Observatoire syrien des droits de l'homme basé en Grande-Bretagne.

L'attaque au sol par les forces loyalistes du régime du président syrien Bachar el-Assad les rapproche des plus grands centres urbains du dernier bastion d'opposition majeur de la Syrie. « C’est une folie destructrice qui frappe la province d’Idleb en ce moment. C’est surtout la ville de Maarat al-Noumane qui est le plus durement touchée. Les avions de guerre russes mènent des bombardements sans précédent. Des maisons, des quartiers d’habitation ont été entièrement rasés. Ce n’est plus qu’un tas de ruines », soutient le militant de l’opposition syrienne Abou al-Houda.

Environ 7 000 civils assiégés et bombardés

Il affirme aussi : « Mes chiffres ne sont pas précis mais il y aurait près de 7 000 civils, ou peut-être davantage assiégés et bombardés à Maarat al-Noumane et les villages aux alentours. Les raids aériens rendent toute fuite impossible. Ces gens sont piégés, ils ne peuvent partir nulle part. Ils subissent à la fois les frappes aériennes mais aussi les tirs d’obus de mortier et de roquettes. »

La région d'Idleb, dominée par les jihadistes, abrite quelque trois millions de personnes, dont de nombreuses personnes déplacées par des années de violence dans d'autres parties de la Syrie.

►À lire aussi : Syrie: une ONG alerte sur la situation des déplacés dans la province d’Idleb

Le régime de Damas, allié de la Russie, a maintes fois affirmé reprendre la zone. Les bombardements se sont poursuivis malgré un cessez-le-feu annoncé en août, faisant plus de 290 morts et des centaines de combattants des deux côtés.

Depuis le 16 décembre, l’intensification des frappes du régime et des alliés russes sur la région de Maarat al-Noumane ont contraint des dizaines de milliers de personnes vulnérables à fuir la région, selon les Nations unies.

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