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Iran

Iran: le bilan de la répression atteindrait 1500 morts

Des automobilistes arrêtant leurs véhicules sur l'autoroute le 16 novembre 2019, à Téhéran pour protester contre la hausse des prix de l'essence.
Des automobilistes arrêtant leurs véhicules sur l'autoroute le 16 novembre 2019, à Téhéran pour protester contre la hausse des prix de l'essence. Nazanin Tabatabaee/WANA via REUTERS

1 500 personnes auraient été tuées lors des manifestations du mois de novembre en Iran, selon l’agence Reuters. Le mouvement populaire a été violemment réprimé par les autorités. Ce bilan excède largement les chiffres avancés jusqu'ici par les organisations de défense des droits de l'homme.

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Ce sont trois responsables du ministère iranien de l’Intérieur qui révèlent ces chiffres à Reuters. Ces responsables iraniens, anonymes pour de raisons évidentes de sécurité, ont eu accès à des informations recueillies auprès des forces de l’ordre, des hôpitaux et des morgues.

Sur les 1 500 morts, près d’un tiers des victimes seraient des femmes. Une vingtaine d’adolescents aurait également perdu la vie durant la répression. L’enquête de l’agence Reuters pointe la répression la plus sanglante contre les manifestants depuis la révolution islamique de 1979.

Jusque-là, d’autres estimations avaient circulé. Dans un rapport publié mi-décembre, Amnesty International faisait état d’au moins 304 morts. À Washington, le département d'État évoquait un bilan pouvant dépasser les 1 000 personnes tuées.

200 000 personnes paticipent aux « troubles »

Téhéran rejette ces accusations en bloc et les qualifie de fausses informations. La mission de l'Iran auprès des Nations unies n'a pas répondu aux sollicitations à ce propos.

Les Gardiens de la Révolution ont refusé de commenter ce rapport. Le ministre iranien de l'Intérieur a déclaré le 27 novembre que plus de 140 sites gouvernementaux avaient été incendiés ainsi que des centaines de banques et des dizaines de stations-service. Par ailleurs, 50 bases utilisées par les forces de sécurité ont également été attaquées, selon des propos rapportés par l'agence de presse iranienne IRNA. Le ministre a déclaré que jusqu'à 200 000 personnes avaient participé aux troubles à l'échelle nationale.

►À lire aussi : Sur les réseaux sociaux, les Iraniens partagent leur colère et leur inquiétude

En République Islamique en novembre dernier, une hausse surprise du prix de l'essence avait déclenché d’importantes manifestations. Très vite, la contestation a gagné la capitale et s’est transformée en soulèvement contre le régime.

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent même des Iraniens brûlant le portrait du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

(Avec Reuters)

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