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Syrie

Syrie: à Idleb, la «politique de la terre brûlée» du régime et de la Russie

Des camionnettes de civils fuyant Maarat al-Noumane, au nord d'Idleb, le 24 décembre 2019.
Des camionnettes de civils fuyant Maarat al-Noumane, au nord d'Idleb, le 24 décembre 2019. REUTERS/Mahmoud Hassano

En Syrie, le régime de Bachar el-Assad et son allié russe gagnent du terrain dans la province d’Idleb. Cette région du nord-ouest du pays est contrôlée par des groupes rebelles, majoritairement jihadistes. Durant les deux dernières semaines, les forces gouvernementales ont repris le contrôle d’une vingtaine de villes et villages dans la région.

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Depuis le 16 décembre, les forces du président syrien Bachar el-Assad, soutenues par l'aviation russe, ont intensifié leurs bombardements. De violents combats au sol les opposent aux jihadistes et rebelles, malgré un cessez-le-feu annoncé en août. Damas a repris une quarantaine de villages, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

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Cette offensive provoque d’importants déplacements de populations qui fuient vers le nord en direction de la frontière turque. Selon Fadi Al Maari, militant de l’opposition syrienne, Ankara qui est censée garantir une désescalade dans la région semble complètement impuissante.

« C’est une offensive d’envergure qui est menée par les forces du régime syrien et par l’aviation russe. Les bombardements sont ininterrompus depuis plus d’une dizaine de jours. La Russie mène des frappes aériennes mais aussi des tirs depuis ses navires stationnés en mer méditerranée orientale près des côtes syriennes », rapporte-t-il, au micro de Sami Boukhelifa.

« La Turquie semble impuissante »

Ce militant de l’opposition syrienne, poursuit : « Le régime syrien et ses alliés appliquent la politique de la terre brûlée. Leurs forces aériennes, terrestres et navales sont engagées dans la bataille. Des missiles de moyenne portée s’abattent sur la province d’Idleb. Tout est détruit ici. La Turquie qui est censée garantir le calme et assurer une désescalade ici pour protéger les civils semble complètement impuissante. »

Environ 80 civils ont été tués dans le cadre de cette nouvelle escalade, et des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées par les combats des derniers jours, fuyant souvent vers le Nord frontalier de la Turquie. Mardi 24 décembre, Ankara a annoncé être en pourparlers avec Moscou pour obtenir un nouveau cessez-le-feu à Idleb, appelant à la fin immédiate des frappes. La France a aussi réclamé une « désescalade immédiate », accusant Damas et ses alliés russe et iranien d' « aggraver la crise humanitaire ».

Donald Trump a appelé jeudi 26 décembre Moscou, Damas et Téhéran à cesser de tuer des civils dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, où ces forces ont intensifié leurs bombardements depuis mi-décembre. « La Russie, la Syrie et l'Iran tuent, ou sont sur le point de tuer, des milliers de civils innocents dans la province d'Idleb. Ne le faites pas ! », a lancé le président des États-Unis sur Twitter, saluant la Turquie qui « travaille dur pour stopper ce carnage ».

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