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Israël

Israël: Benyamin Netanyahu remporte la primaire du Likoud

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, promet au Likoud «une grande victoire dans les élections à venir». (Image d'illustration)
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, promet au Likoud «une grande victoire dans les élections à venir». (Image d'illustration) REUTERS/Ammar Awad

Près de 72,5% des voix pour Benyamin Netanyahu, contre 27,5% pour son adversaire. C’est une victoire écrasante pour le Premier ministre israélien à la primaire du Likoud. Cependant, les affaires de corruption pèsent toujours sur M. Netanyahu, qui sera tête de liste de son parti pour les élections législatives du 2 mars.

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« Une immense victoire ! Merci aux membres du Likoud pour leur confiance, leur soutien et leur affection », a lancé Benyamin Netanyahu sur Twitter peu après minuit, soit une heure après la fin du scrutin, dont les résultats partiels le créditaient d'une facile victoire sur son rival Gideon Saar.

Il s’agissait en fait ni plus ni moins d’un test de popularité au sein de son propre parti, analyse notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. « Avec votre aide et celle de Dieu, je dirigerai le Likoud vers une grande victoire dans les élections à venir et nous continuerons à mener l'État d'Israël vers des réussites inédites », a ajouté Benyamin Netanyahu.

Après la fermeture des bureaux de vote à 23 heures, Gideon Saar, ancien ministre de Benyamin Netanyahu et député, a remercié ses partisans, bénévoles du Likoud et électeurs. Quelque 57 000 membres du parti ont voté pour cette primaire réclamée par Gideon Saar après l'inculpation le mois dernier de Benyamin Netanyahu pour corruption, abus de confiance, et fraude dans trois affaires.

« Le temps est à l’union pour aller à la victoire aux prochaines élections », a proclamé M. Netanyahu dans un premier discours, où le nom de son adversaire Gidon Saar ne figure pas.

Les commentaires sont unanimes. C’est une victoire par KO. Si la lutte a été plus serrée à Tel Aviv, Benyamin Netanyahu sort de loin vainqueur de cette confrontation dans la périphérie, notamment dans les agglomérations proches de la bande de Gaza où, pourtant, la politique du Premier ministre israélien est souvent critiquée.

Réclamer l'immunité de la Knesset

Le résultat de cette primaire marque le coup d’envoi de la campagne électorale israélienne pour les législatives du 2 mars. C’est la troisième fois en moins d’un an que les Israéliens vont se rendre aux urnes. Lors des deux consultations précédentes, les candidats n’ont pas réussi à mettre sur pied une coalition gouvernementale, et les sondages préliminaires donnent des résultats à peu près identiques.

Benyamin Netanyahu veut faire vite et lancer au plus tôt la campagne électorale en vue de la consultation législative. Il souhaite dès la semaine prochaine réclamer l'immunité de la Knesset, le Parlement israélien, qu'il ne pourra obtenir le cas échéant que son mandat de Premier ministre est renouvelé.

Question de survie politique

Être à la tête de la coalition gouvernementale est une question de survie pour cet homme sous le coup d’un triple acte d’accusation. Aux termes de la loi israélienne, seule la fonction de chef de gouvernement peut lui donner une certaine protection face aux poursuites judiciaires.

Benyamin Netanyahu est à la tête du Likoud depuis 1993, hormis six ans où le parti était dirigé par Ariel Sharon. Il a dénoncé de « fausses accusations motivées par des considérations politiques » quant aux affaires qui pèsent sur lui. Il aura désormais la lourde tâche de mener la campagne du Likoud pour les législatives de mars.

Au terme des élections anticipées d'avril, puis de septembre dernier, ni Benyamin Netanyahu ni le centriste Benny Gantz, du parti Bleu-blanc, n'ont réussi à rallier 61 députés, seuil de la majorité parlementaire pour former un gouvernement. Le président Reuven Rivlin a dû confier cette tâche au Parlement lui-même, qui n'y est pas parvenu non plus, précipitant le pays vers un scrutin de plus.

La population israélienne est aujourd'hui vraiment divisée en deux. il y a le cas de la droite, le camp du Likoud, et puis il y a le camp du centre gauche. Et on se trouve dans une impasse parce qu'aucun des deux blocs n'arrive à constituer une coalition. Les deux fois précédentes, chacun des deux grands partis n'a pas réussi

Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’université Bar Ilan de Tel-Aviv

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