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Iran

Chercheurs détenus en Iran: Téhéran dénonce l'«ingérence» de Paris

Fariba Adelkhah (à gauche) et Kylie Moore-Gilbert.
Fariba Adelkhah (à gauche) et Kylie Moore-Gilbert. AFP / DFAT handout

Deux universitaires australienne et franco-iranienne, dont les arrestations ont été confirmées il y a plusieurs mois, ont entamé mardi dernier une grève de la faim illimitée pour protester contre leur détention dans la prison d'Evin, au nord de Téhéran. Ce dimanche, les autorités iraniennes dénoncent « l'ingérence » de Paris dans le dossier de l'anthropologue Fariba Adelkhah.

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La convocation vendredi par le Quai d'Orsay de l'ambassadeur d'Iran en France ne passe pas. Le ministère français des Affaires étrangères avait dénoncé auprès du diplomate iranien la détention « intolérable » de l’anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah et du chercheur français Roland Marchal.

Amis, tous deux sont détenus depuis au moins six mois en Iran, respectivement pour « espionnage » concernant Mme Adelkhah, et « collusion contre la sécurité nationale » pour M. Marchal. La diplomatie française avait demandé un accès consulaire et leur « libération sans délai ».

Demande qualifiée par l'Iran d'acte d'« ingérence » « sans base légale ». Sans surprise, la République islamique ne reconnaît pas la double nationalité de Mme Adelkhah. Le porte-parole de la diplomatie iranienne Abbas Mousavi a critiqué sévèrement le dernier communiqué du ministère français des Affaires étrangères, affirmant que la chercheuse était de nationalité iranienne.

S'agissant de l'universitaire australienne, le ministre iranien des Affaires étrangères a fait savoir qu'il ne céderait pas à la propagande, en référence à certains articles parus dans la presse australienne mettant en doute les accusations d'« espionnage au profit d'un pays tiers » à l'encontre de la chercheure. Après avoir perdu son appel, Kylie Moore-Gilbert devra purger une peine de 10 ans de prison.

Les deux femmes, Kylie Moore-Gilbert et Fariba Adelkhah, affirment dans une lettre avoir été soumises à de la « torture psychologique » et à de nombreuses violations des droits humains fondamentaux. Elles ont entamé il y a cinq jours une grève de la faim.

Plusieurs autres binationaux, notamment des Irano-Américains, des Irano-Canadiens ou encore des Irano-Britanniques, sont également détenus en Iran pour espionnage, rappelle notre correspondant à téhéran, Siavosh Ghazi.

► À écouter aussi : « Leur libération dépend de négociations géopolitiques »

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