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Russie / Iran

Moscou critique la politique américaine à l’égard de l'Iran, la Syrie et l'Irak

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, lors de leur conférence de presse commune, à Moscou, le 30 décembre 2019.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, lors de leur conférence de presse commune, à Moscou, le 30 décembre 2019. REUTERS/Evgenia Novozhenina

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, était ce lundi 30 décembre à Moscou où il a été reçu par son homologue Sergueï Lavrov. Les deux hommes ont passé en revue leurs relations bilatérales et se sont mis d’accord pour critiquer durement la politique étrangère américaine à l’égard de l’Iran, de la Syrie et de l’Irak.

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Avec notre correspondant à MoscouJean-Didier Revoin

Pour Sergueï Lavrov, la politique étrangère américaine viole le droit international, pas seulement en raison du retrait unilatéral des États-Unis de l’accord sur nucléaire iranien mais aussi dans la mesure où en introduisant des sanctions, Washington contraint tous les autres pays, dont les autres signataires de l’accord, à ne pas tenir leurs engagements vis-à-vis de l’Iran.

Ils estiment que l'accord conclu à Vienne en 2015 est en danger dans la mesure où, s'il n'est pas respecté, l’instabilité dans la région et sur le plan international risque d’augmenter dans des proportions inquiétantes.

La Russie déploie de sérieux efforts pour maintenir cet important accord international que les États-Unis tentent de saper. Cette approche destructrice que Washington continue de mener contre cet accord, qui est une conquête très importante de la diplomatie internationale, pourrait entraîner de graves répercussions négatives sur la région et sur l’ensemble des relations internationales.

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En parallèle, Sergueï Lavrov comme Mohammed Javad Zarif ont accusé les États-Unis de soutenir les terroristes dans la région, critiquant les bombardements du dimanche 29 décembre sur des positions pro-iraniennes en Syrie et surtout en Irak, pour mieux souligner les avancées du processus de règlement de la crise syrienne réaliséses grâce à leurs impulsions au sein du format Astana.

La Russie, l’Iran et la Turquie sont en effet parvenus à créer un comité constitutionnel syrien. Des travaux par ailleurs soutenus par les Nations unies au sein du processus dit de Genève qui permet aux deux hommes de préciser encore une fois qu’ils respectent le droit international, dernière pique adressée aux États-Unis.

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