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Irak / Iran / Etats-Unis

Frappe américaine en Irak: Pompeo tacle les alliés européens

Fidèle entre les fidèles de Donald Trump, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo ici lors d'un point consacré à la situation des droits de l'homme en Iran, le 19 décembre 2019 à Washington.
Fidèle entre les fidèles de Donald Trump, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo ici lors d'un point consacré à la situation des droits de l'homme en Iran, le 19 décembre 2019 à Washington. REUTERS/Erin Scott

Les Européens ne se sont pas montrés assez solidaires des Etats-Unis. Lors d'un entretien sur la chaîne Fox News vendredi soir, le chef de la diplomatie américaine a reproché aux alliés européens de ne pas avoir aidé Washington à mettre en oeuvre l'intervention américaine de jeudi en Irak.

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Après l'assassinat ciblé de Qassam Soleimani et de Abou Mehdi al-Mouhandis, le chef de la diplomatie américaine a justifié sur la chaîne télévisée la frappe de drone ordonnée par Donald Trump : l'Iran était en train de préparer une attaque de grande ampleur dans la région et sa mort a permis d'éteindre l'incendie.

Et le secrétaire d'Etat américain en a profité pour tacler les Européens, pas assez solidaires, dit-il, des Etats-Unis. « Ce que les Américains doivent savoir, c'est qu'en décidant d'abattre Qassam Soleimani, le président Trump a sauvé des vies américaines. Je viens de passer les dernières heures à m'entretenir avec nos partenaires régionaux sur ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons, à demander de l'aide... Et ils ont été formidables.

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En revanche, les Européens ne nous ont pas aidés autant qu'ils le pouvaient. Les Britanniques, les Français, les Allemands doivent comprendre que ce que nous avons fait a aussi permis de sauver des vies en Europe. Car Qassam Soleimani et ses troupes ont aussi mené des campagnes meurtrières en Europe ».

« C'était une bonne chose pour le monde entier et nous appelons chacun dans le monde à soutenir l'action des Etats-Unis pour faire en sorte que la République islamique d'Iran se comporte simplement comme une nation normale », a poursuivi le secrétaire d'Etat.

A l'exception notable d'Israël, qui a approuvé le raid américain, la majorité des dirigeants mondiaux, notamment les Européens, se sont gardés d'apporter un tel soutien.

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Le ton mesuré de la presse russe

À l'image de la réaction mesurée de la Russie, la presse russe se contente, comme le quotidien de référence, Kommersant de titrer sur la réaction du Kremlin en citant le ministère des Affaires étrangères russe: « Les États-Unis mettent le feu à la mèche d'une guerre destructrice », cite notre correspondant à Moscou, Paul Gogo.

Le ministère avait déclaré hier soir : « Nous considérons le meurtre de Soleimani à la suite d'une frappe de missiles américains dans les environs de Bagdad comme une étape aventureuse qui entraînera une augmentation des tensions dans toute la région ». Celui-ci a « été dévoué à la cause de la protection des intérêts nationaux de l'Iran. Nous exprimons nos sincères condoléances au peuple iranien », peut-on lire dans le communiqué. Il faut rappeler que Soleimani a été en 2015, un interlocuteur privilégié pour les Russes au moment où ils préparaient leur intervention en Syrie.

Le quotidien économique de référence, RBK se contente ce samedi matin d'un papier sur « ce qu'il faut savoir sur la mort du général iranien », faisant état d'un appel vendredi soir entre le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov et son homologue américain Mike Pompeo. Le Russe aurait déclaré à l'Américain que « l'assassinat de Qassem Soleimani est une violation flagrante des lois internationales et mérite d'être condamné ».

Enfin, le journal en ligne VZ signale qu'Emmanuel Macron a appelé Vladimir Poutine hier pour discuter de la situation. D'après le média russe, les deux présidents se seraient mis d'accord sans grande surprise pour déclarer que l'action américaine « pouvait aggraver dangereusement la situation dans la région », appelant, tout les deux, à la désescalade.

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