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Arabie saoudite/Rallye Dakar

Les droits de l'homme en toile de fond du rallye Dakar en Arabie saoudite

Près de Jeddah en Arabie saoudite, samedi 4 janvier 2020.
Près de Jeddah en Arabie saoudite, samedi 4 janvier 2020. REUTERS/Hamad I Mohammed

Le rallye automobile s'appelle toujours le Dakar, mais après s'être déroulé en Afrique puis pendant une dizaine d'années sur le continent américain, c'est en Arabie saoudite qu'il va se disputer pour la première fois, à partir de ce dimanche 5 janvier 2020 et jusqu'au 17 janvier. Quelque 351 équipages sont au départ de Jeddah. Spectacle garanti dans les paysages désertiques du royaume mais plusieurs organisations dénoncent un évènement sportif qui, selon elles, vise à détourner l'attention des atteintes aux droits de l'homme.

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Une société française est à la tête du rallye Dakar : Amaury Sport Organisation. C'est à cette entreprise et à tous les participants que s'adressent les défenseurs des droits humains, comme le Saoudien Yahia Assiri de l'ONG Al Qst.

« Nous leur demandons de ne pas se vendre aux dirigeants saoudiens, de ne pas se laisser utiliser pour masquer les violations des droits de l'homme. Nous travaillons dur pour documenter ces violations. Des gens souffrent en prison, des gens souffrent au Yémen. »

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La guerre au Yémen depuis 2015, l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018, la répression visant des militantes féministes en Arabie saoudite ; autant de sujets sur lesquels les participants au Dakar ne devraient pas rester silencieux, selon Antoine Madelin de la Fédération internationale des droits de l'homme.

« Je suis convaincu que si la communauté du Dakar se mobilise, cela aura un effet. Aujourd'hui, les autorités saoudiennes ont lancé le projecteur sur cette caravane, qui va parcourir les déserts et les dunes de sable somptueuses ; si cette communauté se mobilise sur la question des droits humains, je suis persuadé que les autorités seront forcées de reculer là dessus. »

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Les ONG interpellent également les diffuseurs de ce Dakar 2020, à commencer par le groupe public France Télévisions.

Aujourd'hui, des femmes sont en prison en Arabie saoudite, parce qu'elles ont demandé le droit de pouvoir conduire, simplement pour ça. Ceci concerne l'ensemble de conductrices et des conducteurs du Dakar. Les entreprises françaises, Amaury, tout comme le principal média de l'évènement, France Télévisions, apparaissent soit comme les premières victimes de la propagande saoudienne, soit comme les complices de cette propagande

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