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Iran / France

Iran: la chercheuse Fariba Adelkhah n’est plus accusée d’espionnage

La chercheuse Fariba Adelkhah invitée sur France 24-France Info dans l'émission Le Monde dans tous ses états (capture d'écran).
La chercheuse Fariba Adelkhah invitée sur France 24-France Info dans l'émission Le Monde dans tous ses états (capture d'écran). www.youtube.com

L'anthropologue franco-iranienne, spécialiste du chiisme, a été arrêtée au mois de juin, en même temps que le chercheur Roland Marchal, également toujours détenu.

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L'annonce est venue de l'avocat de Fariba Adelkhah ce mardi : les autorités judiciaires iraniennes ont levé l'accusation d'espionnage visant l'universitaire franco-iranienne, détenue en Iran depuis près de sept mois.

Mais la chercheuse n'est pas libre pour autant. Elle reste poursuivie pour deux autres chefs d'accusation, a indiqué Me Saïd Dehghan : « propagande contre le système » politique de la République islamique, et « complot contre la sûreté nationale ».

Selon son avocat, le ministère public a abandonné ses poursuites pour « atteinte à l'ordre public ».

« C’est une excellente nouvelle, s'est réjoui Béatrice Hibou, une collègue de l'universitaire au micro de RFI.  C’était l’accusation la plus grave à l’encontre de Fariba. On peut penser que cette évolution très positive est liée à la grève de la faim, entamée le 24 décembre. »

Transférée à la prison des femmes d'Evin

Dans un communiqué adressé à RFI, le comité de soutien de la chercheuse annonce que celle-ci a aussi été transférée à la prison des femmes, toujours à Evin, « mais avec un régime de détention un peu moins terrible que celui de l'isolement. »

« Elle semble avoir beaucoup maigri, précise le communiqué, mais [elle] a retrouvé son énergie et sa force de volonté que nous lui connaissons. Elle a pu s'entretenir avec ses soeurs, dans le cadre de ce nouveau régime de détention, et pourrait même avoir accès à de maigres facilités téléphoniques. »

Fariba Adelkhah n'a néamoins pas mis un terme à sa grève de la faim, entamée avec l'universitaire australienne Kylie Moore-Gilbert.

Nouvel appel à une « libération sans délai »

Ce mardi, le président français Emmanuel Macron a demandé, à nouveau, à son homologue iranien Hassan Rohani « la libération sans délai » de la Franco-Iranienne, ainsi que du chercheur Roland Marchal, détenu lui aussi depuis le mois de juin dernier, à l'issue d'un entretien téléphonique.

Fariba Adelkhah et Rolland Marchal sont des fétus de paille dans une tempête géostratégique qui ne les concernent en rien et qui ne devraient en rien nous concerner, nous chercheurs.

(avec AFP)

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