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Irak / iran / Etats-Unis

Attaque de missiles: Bagdad appelle à respecter sa souveraineté nationale

Manifestation d'étudiants en Irak contre les interventions militaires américaines et irakiennes en Irak, le 8 janvier 2020.
Manifestation d'étudiants en Irak contre les interventions militaires américaines et irakiennes en Irak, le 8 janvier 2020. REUTERS/Essam al-Sudani

La riposte iranienne a donc bien eu lieu. Cette nuit, 22 missiles selon les forces de sécurité irakiennes ont été tirés depuis l’Iran sur des bases militaires irakiennes hébergeant des militaires américains. Aucune victime n’est à déplorer selon elles. Cette réponse iranienne, appelée par Téhéran « Martyr Soleimani » intervient quelques jours seulement après la mort du général Soleimani à Bagdad dans une frappe américaine. Deux attaques perpétrées donc sur le sol irakien. Bagdad appelle à respecter sa souveraineté nationale. 

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Les réactions se sont multipliées à la mi-journée en Irak, rapporte notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann. Le Bureau du Premier ministre -désormais intérimaire, Adul Abdul Mahdi- a notamment publié un communiqué. On peut y lire que l'Iran a appelé les autorités irakiennes cette nuit pour les prévenir d'une attaque imminente sur son sol et que presque au même moment les Etats-Unis les auraient également contactés pour les avertir de tirs de missiles sur des bases militaires.

Des tirs qui n'auraient fait aucune victime selon le bureau du Premier ministre. Dans ce communiqué, les autorités appellent tous les pays à respecter la souveraineté de l'Irak et met en garde contre une crise qui pourrait mener vers une « guerre dévastatrice ».

À lire aussi : Tirs de missiles iraniens en Irak: guerre de communiqués et de déclarations

Le président irakien, le Kurde Barham Saleh a « dénoncé » ces tirs, disant refuser « que l'Irak ne soit transformé en champ de bataille pour des parties en conflit ». Il a récemment menacé de démissionner si le nouveau Premier ministre était issu de la mouvance pro-iranienne.

Le chef du Parlement irakien Mohammed al-Halboussi (et ancien gouverneur de la province sunnite d'Anbar, où la base d'Aïn al-Assad a été frappée dans la nuit) a dénoncé « une violation iranienne de la souveraineté irakienne ».

Du côté des groupes armés proches de Téhéran, des chefs de milices irakiennes préviennent qu'une réponse irakienne se fait désormais attendre, pour venger le chef militaire irakien Abu Mehdi Al Mohandis, tué avec le général Soleimani. Un des chefs du Hachd al-Chaabi, la coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces régulières irakiennes, a menacé Washington d'une « riposte (...) pas moins importante que la réponse iranienne ».

Une grande partie de la population crie elle sa colère et demande à ce que l'Irak ne devienne pas un champ de bataille par procuration entre les Etats Unis et l'Iran.

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