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Irak

En Irak, les manifestants disent «non à l'Amérique» et «non à l'Iran»

Sur la pancarte on peut lire «L'Amérique et l'Iran deux faces de la même pièce, non non Amérique, non non Iran, non non Israël, non non Saoudiens» lors des manifestations à travers le pays (ici, à Nassiriya), ce vendredi 10 janvier 2020.
Sur la pancarte on peut lire «L'Amérique et l'Iran deux faces de la même pièce, non non Amérique, non non Iran, non non Israël, non non Saoudiens» lors des manifestations à travers le pays (ici, à Nassiriya), ce vendredi 10 janvier 2020. REUTERS/Ahmed Dhahi

En Irak, la plus haute autorité religieuse du pays, Ali Sistani a, ce vendredi 10 janvier, dans son prêche hebdomadaire, condamné la confrontation entre les États-Unis et l'Iran sur le sol irakien, dénonçant une atteinte à la souveraineté nationale. Un discours applaudi par la population, dont une grande partie continue de se mobiliser contre le pouvoir actuel et contre les ingérences étrangères.

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Avec notre correspondante à Bagdad,  Lucile Wassermann

« Non à l'Amérique » et « non à l'Iran ». Sur la place Tahrir, des milliers de manifestants crient d'une même voix leur colère contre les deux pays. Face à eux, on peut lire sur une affiche, accrochée à la façade d'un immeuble : « Gardez votre guerre loin de l'Irak ».

Depuis début octobre, ces protestataires conspuent la classe politique et demandent la fin des ingérences étrangères. La source, de tous leurs problèmes, dénonce Hassanin, un manifestant sur la place.

« C'est exactement pour cela qu'on rejette toute intervention étrangère, pour éviter cette situation qui transforme l'Irak en une zone de guerre entre les États-Unis et l'Iran », souligne l’activiste.

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Ces manifestants pointent particulièrement du doigt les groupes armés irakiens proches de Téhéran qui appellent à la vengeance depuis la mort du général Soleimani, faisant craindre une nouvelle escalade en Irak.

Hassanin, d'une carrure massive, préfère se montrer rassurant : « Ce sont des miliciens. On connait leur loyauté envers l'Iran, on sait qui les finance, mais inchallah, il n'y aura pas de guerre ici. »

Les manifestations avaient été éclipsées par les tensions entre Washington et Téhéran. Le temps est désormais à l'apaisement et ces protestataires comptent bien faire de ces récents événements, un argument de taille dans leur combat contre les ingérences étrangères.

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