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Iran

Crash d'Ukrainian Airlines: les Iraniens manifestent leur colère dans la rue

Des étudiants iraniens manifestent devant le l'université Amirkabir de Téhéran le 11 janvier 2020.
Des étudiants iraniens manifestent devant le l'université Amirkabir de Téhéran le 11 janvier 2020. ATTA KENARE / AFP

Depuis les aveux des autorités iraniennes, qui ont finalement concédé avoir abattu par erreur un vol de l'Ukrainian Airlines à Téhéran, des manifestants expriment leur désapprobation ; ils n'hésitent pas à mettre en cause ouvertement les dirigeants iraniens.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Quelque 2 000 à 3 000 personnes se sont rassemblées sur la place Azadi (« Liberté ») de Téhéran dimanche 12 janvier avec des slogans très durs contre les plus hautes autorités du pays, et des demandes de démission. Les manifestants protestaient contre le fait que le pouvoir n’ait pas dit la vérité sur les raisons du crash de l’avion ukrainien dès les premières heures.

Portraits déchirés

Des manifestants ont déchiré plusieurs portraits du général Qassam Soleimani, l’ancien chef de la force Al-Qods des Gardiens de la Révolution, qui a été tué dans une frappe américaine à Bagdad. La police antiémeute qui s’était largement déployée dans le centre de Téhéran est intervenue pour disperser les manifestants en utilisant notamment du gaz lacrymogène.

Selon des images mises en ligne sur les réseaux sociaux, des manifestations identiques rassemblant à chaque fois plusieurs centaines de personnes ont eu lieu dans les villes de province.

Une protestation plus politique

Contrairement aux manifestations de novembre qui avaient pour origine des raisons économiques, après l’annonce de la hausse du prix de l’essence, cette fois il s’agit de protestation politique. La colère gronde toujours. L’agence de presse Isna, pourtant proche des informateurs, a critiqué le silence de président Hassan Rohani qui n’est pas intervenu, notamment à la télévision, pour parler à la population, contrairement au chef des Gardiens de la Révolution qui a reconnu qu’une erreur involontaire avait été commise et a présenté ses excuses. Aucun responsable politique n’est venu parler à la population.

La championne olympique Kimiya Alizadeh s’exile d’Iran et charge le régime

Les Iraniens ne sont pas contents de ce régime. Depuis plus 10 ans maintenant, il y a systématiquement des vagues de contestation qui se suivent les unes après les autres...Là, les Iraniens critiquent la gestion des informations autour de ce crash, mais évidemment ce n'est pas le crash de l'avion qui est en question. C'est tout le système...

Mahnaz Shirali, spécialiste de l’Iran et enseignante à Sciences-Po

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