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Israël / Benyamin Netanyahu

La demande d'immunité de Benyamin Netanyahu sera étudiée par la Knesset actuelle

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à la Knesset, le 3 octobre 2019.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à la Knesset, le 3 octobre 2019. REUTERS/Ronen Zvulun

C’est un revers pour Benyamin Netanyahu. La Knesset, le Parlement israélien, a voté ce lundi 13 janvier, la mise en place d’une commission de la Chambre afin de statuer sur la demande d’immunité faite par le Premier ministre, mis en examen dans trois affaires de corruption. Mais la bataille parlementaire sur cette requête du Premier ministre ne fait que commencer.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

Après les dernières élections législatives, les députés israéliens avaient décidé de reporter la mise en place de certaines commissions : ils voulaient attendre la formation d’un gouvernement et la création d’une majorité et d’une opposition au sein de l’hémicycle.

Aucun parti n'a été en mesure de former une coalition et le pays est lancé dans une troisième campagne électorale en un an. Mais la demande d’immunité de Benyamin Netanyahu est venue modifier la donne : ses opposants, majoritaires au sein de l’Assemblée actuelle, veulent la rejeter avant les prochaines élections prévues le 2 mars.

Ce lundi, une commission parlementaire a donc voté la mise en place d’un autre groupe de travail : la commission de la Chambre, dont l’avis sur toute demande d’immunité est indispensable. Cette création, autorisée dimanche par le conseiller juridique de la Knesset, est devenue « une nécessité absolue » selon l’un des députés de Bleu-Blanc, la principale coalition d’opposition à Benyamin Netanyahu.

Bleu-Blanc espère désormais un vote de la commission de la Chambre d’ici trois semaines. Et si la formation parvient à ses fins, la composition actuelle du Parlement devrait conduire à un rejet de la demande d’immunité.

Mais Benyamin Netanyahu dénonce « une prise d’otage de la Knesset » par ses opposants. Et le Likoud a prévenu qu’il lancerait des procédures judiciaires pour empêcher ce vote sous cette législature. Le parti tient également une autre arme : le président de la Knesset est issu de ses rangs et il demeure maître du calendrier des débats en assemblée plénière.

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