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Liban

«Semaine de la colère» au Liban: des affrontements font une vingtaine de blessés

Un manifestant anti-gouvernemental à Beyrouth, au Liban, le 14 janvier 2020.
Un manifestant anti-gouvernemental à Beyrouth, au Liban, le 14 janvier 2020. Marwan TAHTAH / AFP

La journée de contestation déclenchée pour protester contre le retard dans la formation d’un gouvernement d’indépendants au Liban a été émaillée de violences entre les manifestants et les forces de l’ordre à Beyrouth. La Croix-Rouge libanaise a annoncé avoir transporté dans les hôpitaux ou soigné sur place au moins 20 blessés des deux bords.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

De très violents heurts ont opposé ce 14 janvier dans la soirée des centaines de contestataires aux forces de l’ordre près de la Banque centrale à Beyrouth, la capitale libanaise.

Les manifestants, qui font assumer au gouverneur de la Banque du Liban la responsabilité de la crise financière qui frappe le pays, ont essayé de pénétrer dans l’enceinte du bâtiment.

Ils ont lancé des pierres et des pétards sur la police antiémeute qui a riposté à coups de gaz lacrymogène et de canons à eau. Les affrontements se sont étendus à la célèbre rue Hamra où des devantures de magasins et les vitrines d’une banque ont été vandalisées.

Retard dans la formation d'un cabinet d'indépendants

La police a procédé a des arrestations, dont le danseur et chorégraphe libanais de renommée internationale, Alexandre Paulikevitch, libéré tard dans la nuit. D’autres manifestants ont bloqué la voie rapide qui traverse Beyrouth et y ont installé des tentes.

Ailleurs dans le pays, les contestataires ont coupé de nombreuses routes a l’aide de pneus enflammés et de bennes à ordures. Dans l’après-midi, une foule nombreuse s’est dirigée vers le domicile du Premier ministre Hassan Diab pour protester contre le retard dans la formation d’un cabinet d’indépendants, alors que le Liban sombre dans la pire crise économique et financière de son histoire.

La contestation se poursuit ce 15 janvier et de nombreuses écoles ont décidé de rester fermées.

► À lire aussi : Liban: les manifestants de nouveau dans la rue pour une «semaine de la colère»

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