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Iran

Iran: l'ayatollah Khamenei glorifie Soleimani et dénonce les manifestations hostiles

L'ayatollah Khamenei lors de son sermon à Téhéran le vendredi 17 janvier 2019.
L'ayatollah Khamenei lors de son sermon à Téhéran le vendredi 17 janvier 2019. REUTERS

C'est un discours de fermeté qu'a tenu le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, lors de sa prêche à la prière du vendredi, une première depuis huit ans. Il a notamment affirmé que les Iraniens, avec leur présence massive aux obsèques du général Soleimani, avaient de nouveau fait allégeance aux idéaux de la révolution islamique, dénonçant les manifestations de ces derniers jours contre le pouvoir.

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avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

L'ayatollah Khamenei a salué la présence massive des Iraniens lors des cérémonies de deuil du général Qassem Soleimani, mais aussi la réaction de l'Iran avec la frappe d'une base américaine par des missiles et ensuite la frappe d'une base des États-Unis en Irak, en les qualifiant d'« événements divins ».

« La présence de dizaines de millions de personnes en Iran et de centaines de personnes en Irak et dans d'autres pays pour saluer le sang du commandant Soleimani est le signe qu'il s'agit d'un jour divin. Ensuite, le jour où les missiles des Gardiens de la révolution ont frappé la base américaine est aussi un jour divin ».

Accident malheureux

Dans son prêche, l'ayatollah Khamenei a également présenté ses condoléances aux familles des victimes de l'avion ukrainien abattu par erreur par un missile iranien en qualifiant le crash d'« accident douloureux ». Il a dénoncé ceux qui, selon lui, ont tenté ces derniers jours de faire oublier ces deux événements majeurs.

Des manifestations ont eu lieu en effet entre samedi et lundi à Téhéran et en province, rassemblant à chaque fois quelques centaines ou quelques milliers de personnes avec des slogans très durs contre le pouvoir pour critiquer la version des autorités qui ont tout d'abord évoqué un simple accident technique avant de reconnaître qu'un missile avait été tiré par erreur contre l'avion ukrainien.

Ali Khamenei a enfin fustigé la « lâcheté » de la France, du Royaume-Uni et de l'Allemagne, les trois pays européens impliqués dans l'accord nucléaire de 2015. « On est dans une situation où les Européens apparaissent comme complètement discrédités sur la question iranienne, et notamment sur la question du nucléaire, analyse Jonathan Piron, historien spécialiste de l'Iran à l'institut Etopia. D’autant plus que les rumeurs semblent aujourd’hui confirmer que le mécanisme qui a été activé [mardi] par les Européens [le mécanisme de règlement des différends, assorti d’un possible retour des sanctions, ndlr], l’aurait été sous la pression des États-Unis, ce qui contribue d’ailleurs à renforcer la rhétorique du régime, qui considère que les Européens sont en fait les valets de Washington. »

Jeudi, la ministre de la Défense allemande a confirmé des informations du Washington Post selon lesquelles le président américain avait menacé ses partenaires de nouvelles taxes s’ils n’agissaient pas en ce sens, sans dire toutefois si cette menace avait joué dans la prise de décision.

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