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Syrie/ Libye

Le départ des mercenaires syriens vers la Libye indigne la population syrienne

Des combattants rebelles syriens soutenus par la Turquie dans la ville frontalière de Tel Abyad, en Syrie, le 14 octobre 2019.
Des combattants rebelles syriens soutenus par la Turquie dans la ville frontalière de Tel Abyad, en Syrie, le 14 octobre 2019. REUTERS/Khalil Ashawi

Ce dimanche débute la conférence internationale sur la Libye à Berlin pour relancer le processus de paix : deux camps s’affrontent en Libye, d’un côté les forces du maréchal Haftar et de l’autre le gouvernement d’union nationale de Fayez el-Sarraj, reconnu par la communauté internationale et désormais soutenu aussi par la Turquie. Ankara a d’ailleurs déployé sur place des mercenaires syriens aux côtés de ses propres troupes, mais en Syrie, le sujet est très tabou.

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Rares sont les militants de l’opposition syrienne qui acceptent d’aborder cette question. De tous ceux contactés dans le nord de la Syrie, Abou Mohamed est le seul à avoir bien voulu répondre.

« Le départ vers la Libye s’est fait en deux étapes : le premier groupe de Syriens à être partis était composé uniquement de traducteurs, d’agents administratifs et de personnes qui devaient gérer les arsenaux, explique-t-il. Mais ensuite il y a eu une seconde vague de départ avec environ 1 000 combattants syriens dont la mission est de lutter aux côtés des forces du gouvernement d’union nationale libyen, contre les troupes du Marchal Haftar. »

Ces départs indignent la population syrienne dans le nord du pays. Selon Abou Mohamed certains le vivent comme une véritable trahison. Mais lui, proche de ces combattants partis en Libye, minimise la situation.

« Certains, ici, sont contre ces départs vers la Libye. Pour eux il est inadmissible d’abandonner la lutte contre le régime de Bachar el-Assad, estime-t-il. Mais moi je ne pense pas que ce soit un problème. Nous avons assez d’hommes pour combattre à la fois en Syrie et en Libye. De plus, ceux qui sont partis en Libye étaient tous volontaires. »

Mais selon un autre militant de l’opposition syrienne qui requiert l’anonymat, ces combattants partis en Libye sont considérés en Syrie comme des traitres et des mercenaires. Il confirme d’ailleurs une information du Guardian : Ankara aurait accordé la nationalité turque à ces combattants syriens et un salaire moyen de 2 000 dollars par mois.

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