Accéder au contenu principal
UE / Ormuz

Ormuz: «appui politique» de huit pays européens pour une surveillance maritime

L'instabilité dans le détroit d'Ormuz compromet les échanges commerciaux et l'approvisionnement énergétique (photo d'illustration).
L'instabilité dans le détroit d'Ormuz compromet les échanges commerciaux et l'approvisionnement énergétique (photo d'illustration). BRITISH MINISTRY OF DEFENCE / HANDOUT / EPA/ MAXPPP

Huit pays européens, dont la France, apportent leur « appui politique » à la création d’une mission européenne de surveillance maritime dans le détroit d’Ormuz (EMASOH). C’est ce qui a été annoncé ce lundi 20 janvier dans une déclaration commune, diffusée en France par le ministère des Affaires étrangères.

Publicité

La France, le Danemark, la Grèce et les Pays-Bas, les pays participants à la mission navale de sécurisation du détroit d'Ormuz, ont reçu « l'appui politique » de l'Allemagne, la Belgique, l'Italie et le Portugal. Les huit pays se réjouissent « de nouveaux engagements dans les prochains jours ».

Ils expliquent leur décision de participer à cette mission navale commune par « l'instabilité » actuelle « dans une région essentielle » à la paix mondiale. Ils rappellent qu’en 2019, une insécurité et une instabilité croissantes se sont traduites par de nombreux incidents maritimes et non maritimes dans le Golfe et dans le détroit d'Ormuz. Les conséquences directes d'une intensification des tensions régionales.

Le consensus de cette opération, c'est de la surveillance, du recueil d'informations, de la dissuasion active, mais ce n'est pas de l'intervention, ce n'est pas de l'escorte pour l'instant [...] Le positionnement américain est agressif : il s'agit de mettre la pression maximale sur l'Iran. Le positionnement européen est d'apaiser les tensions, de décrisper au maximum la situation pour éviter d'être dans la zone de tir.

Une instabilité avec des conséquences économiques 

Le communiqué diffusé par le Quai d'Orsay souligne « une situation qui porte atteinte à la liberté de la navigation et à la sécurité des navires et des équipages européens et étrangers depuis des mois ».

La situation compromet également les échanges commerciaux et l'approvisionnement énergétique, ce qui est susceptible d'avoir des conséquences économiques dans le monde entier.

Dans le « plein respect » du droit international, notamment de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, l'EMASOH fournira « de façon concrète une connaissance et une surveillance accrues de la situation maritime, par le déploiement de moyens de surveillance maritime supplémentaires dans le Golfe et dans la mer d'Arabie ».

Le déploiement de la mission de sécurisation 

Selon les autorités françaises, qui disposent d’une base navale à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, une dizaine de pays européens ont exprimé leur intérêt pour la mission, présentée comme complémentaire de la coalition créée par les États-Unis après des attaques contre des pétroliers imputées à l’Iran par Washington et ses alliés.

En décembre, dans le cadre de cette mission de sécurisation, la France avait déjà annoncé le déploiement de la frégate Courbet. En février, les Pays-Bas doivent envoyer une frégate et un hélicoptère dans le Golfe et un navire de guerre danois prendra le relais à partir de l’automne.

Le communiqué de ces huit pays européens précise aussi que les Émirats arabes accueilleront le quartier général de la mission sur leur territoire.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.