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Liban

[Reportage] Liban: à Beyrouth, la détermination des manifestants ne faiblit pas

Manifestation à Beyrouth, le 19 janvier 2020.
Manifestation à Beyrouth, le 19 janvier 2020. REUTERS/Mohamed Azakir

Au Liban, des violents heurts entre les forces de l’ordre et les manifestants ont fait plusieurs centaines de blessés ce week-end. C’est l’épisode le plus violent depuis le début de la mobilisation populaire le 17 octobre. Les réactions à Beyrouth.

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Avec notre correspondante à Beyrouth, Chloé Domat

Gaz lacrymogènes, matraques et flashball, en quelques heures seulement, plus de 500 personnes ont été blessées. Pourtant dans les rues de Beyrouth, la détermination des manifestants ne faiblit pas. « Franchement je ne pense pas qu’une révolution puisse être totalement pacifique, dit l’un d’eux. Il doit y avoir de la violence parce que ça fait trois mois et rien n’a changé. On ne voit aucune différence, la situation est même pire que quand nous avons commencé. C’est dangereux bien sûr, mais ça doit arriver. Contre les hommes politiques bien sûr, pas entre Libanais. »

Parmi ceux qui ont essuyé des coups ce week-end, beaucoup, à l’instar de George, un vendeur de 35 ans, jurent que la violence policière ne les fera pas reculer. Ils retourneront dans la rue pour lutter contre le régime qu’ils accusent d’avoir ruiné le pays. « On va continuer jusqu’à la victoire. On veut pouvoir vivre ici, je n’accepte plus de penser que je dois aller dans un autre pays pour que mes enfants vivent bien, c’est tout », explique-t-il.

Lundi après-midi, le président de la République Michel Aoun a appelé les forces de l’ordre à distinguer manifestants pacifiques et fauteurs de troubles. De nouveaux rassemblements sont prévus cette semaine.

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