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Donald Trump présente son plan pour le Proche-Orient à Netanyahu et Gantz

Aux côtés de Benyamin Netanyahu, lundi 27 janvier à Washington, Donald Trump a dit croire en la réussite de son plan de paix.
Aux côtés de Benyamin Netanyahu, lundi 27 janvier à Washington, Donald Trump a dit croire en la réussite de son plan de paix. REUTERS/Kevin Lamarque

À la veille de sa publication par la Maison Blanche, Donald Trump a exposé lundi au chef du gouvernement israélien Benyamin Netanyahu, et à son principal adversaire politique Benny Gantz les détails de son plan de paix pour le Proche-Orient, d'ores et déjà récusé par les Palestiniens.

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Benyamin Netanyahu parle d'un projet « historique ». Maintes fois repoussé, le plan de paix israélo-palestinien de Donald Trump sera finalement dévoilé ce mardi midi à Washington en présence du Premier ministre israélien. « Je pense qu'il a une chance d'aboutir », a déclaré le locataire de la Maison Blanche, disant espérer obtenir in fine le « soutien » des Palestiniens.

Ceux-ci ont quitté la table des négociations depuis que les États-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale de l'État hébreu et jugent que Washington n'a plus la crédibilité nécessaire pour agir en médiateur. Dénonçant un plan qu'ils estiment contraire au droit international, ils appellent la communauté internationale à le boycotter. « Ce n'est pas un plan de paix pour le Moyen-Orient », a ainsi martelé le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh. Selon lui, l'initiative vise avant tout à protéger « Trump de la destitution » et « Netanyahu de la prison ».

Le projet américain a aussi été rejeté par le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants séparée géographiquement de la Cisjordanie, où se limitent les pouvoirs du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Le plan américain « ne passera pas » et pourrait même conduire les Palestiniens à une « nouvelle phase » de leur lutte, a prévenu Ismaïl Haniyeh, chef du mouvement islamiste.

Washington a présenté en juin le volet économique de son plan, qui prévoit environ 50 milliards de dollars d'investissements internationaux dans les Territoires palestiniens et les pays arabes voisins sur dix ans. Mais les détails concrets de ce projet restent l'objet de spéculations. Selon les Palestiniens, il comprend l'annexion par Israël de la vallée du Jourdain, vaste zone stratégique de la Cisjordanie, et des colonies en territoire palestinien, ainsi que la reconnaissance officielle de Jérusalem comme seule capitale d'Israël.

Les positions américaines sur les dossiers dominant les relations israélo-palestiniennes semblent confirmer ces craintes.

Si les choses que je viens d'évoquer se concrétisent, c'est un plan totalement asymétrique et c'est une négation même des droits des uns pour conforter ceux des autres. Ce n'est pas comme ça qu'on crée la paix.

Jean-Paul Chagnollaud

Le programme à Washington, étalé sur deux jours, s'annonce chargé. Après Netanyahu, Donald Trump a reçu Benny Gantz, chef de file de l'opposition centriste israélienne, dont le parti a fait jeu égal avec le Likoud lors des dernières législatives, et qui a donné son aval la semaine dernière à la publication du plan
avant les élections du 2 mars. Hormis l'accueil de Benyamin Netanyahu, aucun de ces rendez-vous n'était ouvert à la presse. Mardi, Donald Trump et Benyamin Netanyahu s'exprimeront ensemble depuis la Maison Blanche à la mi-journée.

Ce n’est pas nouveau, cela fait des années qu’on veut nous imposer ce plan. Moi je n’accepte pas ça. Cela voudrait dire que l’on perdrait nos droits, ce serait la fin de la solution à deux États, et la fin d’un État palestinien.

A Ramallah, des Palestiniens désabusés par le plan de paix de Donald Trump - Reportage d'Alice Froussard

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