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Syrie: Erdogan accuse la Russie de ne pas respecter les accords conclus

Le président turc Tayyip Erdogan, à Ankara, le 2 janvier 2020.
Le président turc Tayyip Erdogan, à Ankara, le 2 janvier 2020. Murat Cetinmuhurdar/Presidential Press Office/Handout/REUTERS

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé mercredi Moscou de ne pas respecter des accords conclus avec Ankara au sujet du nord-ouest de la Syrie, où les aviations syrienne et russe ont multiplié les bombardements. Ces protestations turques interviennent après la capture par le régime de Bachar el-Assad de Maaret al-Noomane, une ville stratégique de l'ultime province rebelle en Syrie, Idleb, après des semaines de bombardements.

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Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

C’est sur un ton inhabituellement lourd de reproches que Recep Tayyip Erdogan s’est adressé, indirectement, à son homologue russe Vladimir Poutine, son principal interlocuteur dans le dossier syrien. La Turquie attend de la Russie qu’elle fasse pression sur le régime de Bachar el-Assad pour qu’il cesse ses bombardements contre la province d’Idleb, qui était censée devenir une zone démilitarisée en vertu d’un accord russo-turc signé à Sotchi en septembre 2018.

Au lieu de cela, le président turc estime que la Russie – et c’est bien elle qu’il a dénoncée, non pas seulement le régime syrien comme il le fait d’habitude – ne respecte pas ces accords. « Si vous le faites, tant mieux. Sinon, notre patience arrive à bout (…) Nous ferons le nécessaire », a menacé le président turc.

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Cela dit, Moscou peut aussi faire valoir qu’Ankara n’a pas non plus tenu toutes ses promesses de Sotchi, notamment celle de convaincre les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham, l'ex-branche locale d’al-Qaïda, d’évacuer cette zone du nord-ouest de la Syrie.

Ces dernières semaines, l’escalade des violences à Idleb a poussé des dizaines de milliers de Syriens vers la frontière turque, alors que le pays en accueille déjà plus de trois millions et demi. Recep Tayyip Erdogan, qui sait à quel point la présence des réfugiés est impopulaire dans l’électorat, veut absolument éviter un nouvel afflux de Syriens sur son sol.

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