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Irak: les forces de l’ordre tirent sur les manifestants avec des fusils à plomb

Les manifestants se mettent à l'abri alors que des tirs résonnent dans le ciel de Bagdad, le 31 janvier 2020.
Les manifestants se mettent à l'abri alors que des tirs résonnent dans le ciel de Bagdad, le 31 janvier 2020. REUTERS/Thaier al-Sudani

Les manifestants se sont donné rendez-vous ce vendredi pour réaffirmer leur demande d’élections anticipées au plus vite. Cette journée de mobilisation intervient après une nouvelle semaine meurtrière dans le pays. Depuis le début de la contestation début octobre, plus de 600 personnes ont été tuées dans les heurts entre manifestants et forces de l'ordre.

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Avec notre correspondante à Bagdad,  Lucile Wassermann

Des tirs résonnent dans le ciel de la capitale irakienne provoquant des mouvements de panique parmi les manifestants. Aux abords de la place Tahrir, l'épicentre de la contestation, les avenues prennent de nouveau des airs de champs de batailleà Bagdad.

Mohammed vient ici chaque jour depuis une semaine. Il a un masque sur le visage et des cocktails Molotov accrochés à sa veste militaire.

« Les forces de sécurité nous tirent dessus, avec du gaz lacrymogène et des fusils à plomb. Ils visent les yeux et toutes les zones sensibles pour nous blesser », dit-il.

Depuis peu, les forces de sécurité utilisent des fusils à plomb pour faire fuir les manifestants. Des carabines habituellement utilisées pour la chasse, explique Ahmed, un autre protestataire. « Ici, ils doivent penser qu'on est des animaux alors ils nous tirent dessus avec ça. Ailleurs, ils chassent des oiseaux, ici, ils chassent des humains. »

Cette répression s'est accentuée depuis que l'influent leader chiite Moqtada Sadr a retiré son soutien à la contestation la semaine dernière. « Une trahison », pour beaucoup de ces manifestants.

« Depuis sa manifestation contre les États-Unis, il a appelé ses hommes à se retirer ici. Ils ont vendu notre cause. On nous brûle même des tentes ici », rapporte l'un d'eux.

Pas de quoi pour autant démobiliser ces protestataires qui réclament aujourd'hui l'intervention des Nations unies et la tenue d'élections anticipées au plus vite.

À lire aussi : Irak: la contestation antigouvernementale s’intensifie à Bagdad et dans le sud

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