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Syrie: Erdogan lance un ultimatum à Damas et indirectement à Moscou

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à Ankara, le 5 février 2020.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à Ankara, le 5 février 2020. Adem ALTAN / AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a sommé ce mercredi le régime de Bachar al-Assad de retirer ses forces des abords de postes militaires établis par Ankara dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Le dirigeant turc a menacé de recourir à la force dans le cas contraire. Cet ultimatum intervient après la mort lundi de huit Turcs, dont sept soldats, dans une attaque des forces du régime à Idleb.

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Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Recep Tayyip Erdogan considère la mort de sept militaires et d’un civil de l’armée turque à Idleb en début de semaine comme « un tournant pour la Turquie en Syrie ».

Le président turc fait un constat d’échec. D’abord, celui des accords signés avec la Russie, notamment celui de Sotchi en septembre 2018, qui prévoyait qu’Idleb devienne une zone démilitarisée et que des soldats turcs, déployés sur une douzaine de postes d’observation, garantissent un cessez-le-feu. L’échec, ensuite, des efforts récents de l’armée turque pour empêcher la progression des forces du régime syrien, dont chaque nouvelle avancée pousse aux frontières de la Turquie des dizaines de milliers de civils.

Recep Tayyip Erdogan a donc lancé un ultimatum au régime syrien  et, indirectement, à son allié russe : « Nous espérons que le régime se retirera au-delà de nos postes d'observation avant la fin du mois de février. Si le régime ne se retire pas, la Turquie sera dans l'obligation de s'en charger elle-même ».

Tayyip Erdogan menace ainsi d’intervenir militairement pour créer, de fait, une zone de sécurité à Idleb. Mais la mise en pratique de cette menace pose de nombreuses questions. Comment, par exemple, la Turquie compte-t-elle empêcher le régime de poursuivre ses bombardements aériens alors que – Tayyip Erdogan l’a reconnu lui-même – l’espace aérien dans cette zone est contrôlé par la Russie ? Si les menaces du président turc s’adressent au régime syrien, c’est bien avec Vladimir Poutine, son homologue russe, qu’il mène aujourd’hui un bras de fer.

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