Accéder au contenu principal

Législatives en Iran: les conservateurs ont le vent en poupe

Une femme passe devant des affiches électorales à Téhéran le 19 février 2020.
Une femme passe devant des affiches électorales à Téhéran le 19 février 2020. WANA (West Asia News Agency)/Nazanin Tabatabaee via REUTERS

Quelque 7 150 candidats ont été retenus pour participer aux législatives de ce vendredi 21 février, soit la moitié des inscrits. Les candidatures de nombreux réformateurs ayant été invalidées, les conservateurs sont en position de force.

Publicité

De notre correspondant à Téhéran,

La campagne a été particulièrement terne et les réformateurs ne se font guère d'illusion. De nombreuses personnalités réformatrices, notamment des députés sortants ont été invalidés par le Conseil des Gardiens de la Constitution, l'organe contrôlé par les conservateurs est chargé de superviser l'élection, notamment d'approuver les candidats.

À Téhéran, une partie des réformateurs ont décidé de ne pas présenter de listes. Les électeurs réformateurs et modérés sont également désabusés par le bilan économique et politique du gouvernement.

Les conservateurs ont en revanche réussi à présenter une liste unique contrairement aux législatives précédentes et comptent sur une démobilisation de l'électorat modéré pour prendre le contrôle du Parlement. Dans certaines circonscriptions de province, les réformateurs n'ont pas de candidats qualifiés, ce qui pourrait faciliter la tâche des conservateurs.

Des élections partielles à l'Assemblée des experts

En même temps que ces législatives, se tiennent aussi des élections partielles pour sept sièges de l'Assemblée des experts, chargée de nommer le guide suprême iranien. Là encore, les conservateurs ont le vent en poupe et deux ténors du camp conservateur, qui se présentent à Qom et à Machhad, pourraient faire leur retour.

À Qom, l'ayatollah Mesbah Yazdi, connu pour ses positions ultra-conservatrices a face à lui un jeune religieux inconnu. À Machhad, la situation est pratiquement identique pour l'ayatollah Mohammad Yazdi.

Le retour de ces deux religieux ultraconservateurs, qui avaient été battus il y a quatre ans, pourrait renforcer encore le camp des conservateurs au sein de l'Assemblée des experts qui devrait jouer un rôle important lors de la succession du guide suprême iranien, aujourd’hui âgé de 80 ans.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.