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Devant le Conseil des droits de l'homme, la Russie exclut toute idée de trêve à Idleb

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, aux Nations unies à Genève, Suisse, le 25 février 2020.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, aux Nations unies à Genève, Suisse, le 25 février 2020. REUTERS/Denis Balibouse

C'est la plus grave crise humanitaire du 21e siècle. Et elle ne semble pas connaître de fin. À Idleb, en Syrie, au moins 20 civils ont été tués mardi dans des bombardements du régime et de ses alliés. Le régime qui a reconquis la ville symbolique de Kafranbel haut lieu de la révolution syrienne. À Genève, pas un jour ou presque sans que l'ONU n'alerte sur le bain de sang qui se prépare à Idleb. Mais devant le Conseil des droits de l'homme, la Russie exclut toute idée de trêve.

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De notre correspondant à Genève,

Officiellement, Sergueï Lavrov vient présenter la candidature de la Russie au Conseil des droits de l'homme pour l'an prochain. Mais pendant 8 minutes, le ministre russe des Affaires étrangères s’est livré surtout à un réquisitoire contre les pays occidentaux, accusés tour à tour de promouvoir l'idéologie nazie et de pactiser avec les groupes jihadistes à Idleb.

« Certains de nos collègues justifient volontairement ou non les exactions de groupes radicaux et terroristes, a-t-il déclaré. Il est difficile d'expliquer leurs propos sur la possibilité de conclure une trêve avec des bandits, comme c'est le cas à Idleb. Ce n'est pas préserver les droits de l'homme : c'est capituler face aux terroristes, voire même encourager leurs actions. »

Le chef de la diplomatie russe avait déjà prévenu il y a quelques jours ses homologues que la victoire de Bachar el-Assad était selon lui inévitable à Idleb. Mais la violence de ses propos tranche avec ceux, plutôt discrets, du secrétaire général de l'ONU à cette même tribune.

→ À écouter : Crise humanitaire à Idleb : «les hôpitaux sont visés délibérément»

Très critiqué pour son manque de résultat sur le terrain des droits de l'homme, Antonio Guterres devait prononcer un discours annoncé comme fort. Au final, il s'en est simplement tenu à quelques généralités. Ni lui ni la Haut-commissaire Michelle Bachelet n'ont d'ailleurs prononcé le nom de la Syrie lors de leurs interventions.

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