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Syrie : pas d’accord «total» pour un sommet quadripartite selon Erdogan

Lors d'une conférence de presse à Ankara le 25 février, le président Erdogan a déclaré qu'il n'y avait pas encore d'accord «total» sur un sommet quadripartite sur la Syrie.
Lors d'une conférence de presse à Ankara le 25 février, le président Erdogan a déclaré qu'il n'y avait pas encore d'accord «total» sur un sommet quadripartite sur la Syrie. REUTERS/Denis Balibouse

L'organisation d'un sommet sur la Syrie réunissant la Turquie, la Russie, la France et l'Allemagne ne fait pas l'objet d'un accord « total », a déclaré ce mardi 25 février le président turc Recep Tayyip Erdogan, jetant un doute sur cette réunion annoncée pour la semaine prochaine.

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« Il n'y a pas d'accord total » entre le président français et la chancelière allemande d'un côté, et le chef de l'État russe de l'autre. C’est ce qu’a affirmé le président turc lors d'une conférence de presse à Ankara.

Le 22 février, Erdogan avait annoncé la tenue d'un sommet quadripartite sur la Syrie le 5 mars, une initiative visant à trouver une solution à la crise dans la région d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, où une offensive du régime de Damas a provoqué une crise humanitaire.

Vers un entretien bilatéral avec la Russie ?

Lors de sa conférence de presse, Erdogan a affirmé que « dans le pire des cas », il pourrait avoir un entretien bilatéral avec le président russe à cette date-là.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a cependant assuré que « la possibilité d'une rencontre multilatérale est en train d'être étudiée ». Avant de rajouter qu’il « ne s'agit pas de contacts bilatéraux » entre Poutine et Erdogan.

« La décision n'a pas encore été prise puisque tous les participants potentiels n'ont pas donné leur accord », a expliqué Dmitri Peskov. Il a également laissé entendre qu'un sommet tripartite entre la Russie, la Turquie et l'Iran pourrait être organisé à la place d'une rencontre quadripartite.

Depuis 2017, cinq sommets entre Erdogan, dont le pays soutient l'opposition syrienne, et les présidents russe et iranien, Vladimir Poutine et Hassan Rohani, garants du régime de Damas, ont été organisés. Le dernier sommet de ce type a eu lieu en septembre 2019 à Ankara.

À Idleb, les tensions montent

Les tensions sont montées de plusieurs crans à Idleb depuis le début du mois de février avec des affrontements inédits entre l'armée turque et les forces du régime de Bachar al-Assad. Ces combats ont également suscité des frictions entre Ankara et Moscou, qui appuie le régime syrien.

Le président Erdogan a sommé les forces d'Assad de se retirer de certaines zones dans la province d'Idleb d'ici fin février, menaçant dans le cas contraire d'avoir recours à la force.

Quelque 900 000 personnes ont fui les combats à Idleb depuis le déclenchement en décembre de l'offensive du régime qui est déterminé à prendre ce dernier bastion rebelle, majoritairement contrôlé par des groupes jihadistes, en Syrie.

(avec AFP)

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