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Israël: le président sortant du Parlement sommé d'organiser l'élection de son successeur

La Cour suprême a ordonné l'organisation d'un vote ce mercredi 25 mars pour élire un nouveau président du Parlement en Israël.
La Cour suprême a ordonné l'organisation d'un vote ce mercredi 25 mars pour élire un nouveau président du Parlement en Israël. Menahem KAHANA / AFP

L’injonction est venue de la Cour suprême. Le président sortant du Parlement israélien doit organiser ce mercredi l’élection de son successeur. Yuli Edelstein, du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahu, a tenté de repousser l’échéance : candidat à sa succession, il devrait être mis en minorité par une opposition disparate mais unie.

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De notre correspondant à Jérusalem,

Dans son jugement, la Cour suprême a été très sévère à l’encontre du président sortant du Parlement. Le refus de Yuli Edelstein de tenir l'élection de son successeur « sape les fondements du processus démocratique », juge la plus haute instance judiciaire du pays. Elle s’appuie sur le fait que le vote avait été réclamé la semaine dernière par une majorité de députés, explique Emmanuel Navon. Il est professeur de relations internationales à l’université de Tel-Aviv.

« Dès l’instant où vous avez une majorité, il faut la respecter. C’est sûr que Edelstein essayait par des moyens un peu bancals de repousser l'échéance parce que je pense qu'effectivement Netanyahu lui a dit :"attends pour l’instant, parce qu'on essaye de négocier un gouvernement d’union avec Bleu-Blanc". Mais de toute façon, à mon avis, ces efforts de gouvernement d’union sont en train de tomber à l’eau. »

► À lire aussi : Le Parlement israélien suspendu, l’opposition dénonce un coup de force

L’intervention de la Cour suprême pour obliger à l’élection d’un président du Parlement est inédite. Pour Emmanuel Navon, plus la crise politique s’inscrit dans la durée, plus elle met au défi le système constitutionnel. « Les combats politiques sont en train vraiment de tester les institutions de la démocratie israélienne parce qu'on est quand même dans une situation sans précédent avec trois élections en moins d’un an sans que n’émerge de ces élections une majorité. D’où effectivement toutes ces manipulations politiques à la Knesset, aussi bien du côté du Likoud que du côté du parti Bleu-Blanc. »

Finalement, le président du Parlement devrait se soumettre à l’injonction de la Cour suprême. Mais quelques voix à droite l’ont appelé à défier la plus haute instance judiciaire du pays sans que cela ne suscite de réaction du Premier ministre sortant Benyamin Netanyahu.

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