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Les dirigeants palestiniens informent Israël de la fin de la coopération sécuritaire

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d'une réunion à Ramallah le 3 octobre 2019
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d'une réunion à Ramallah le 3 octobre 2019 ABBAS MOMANI / AFP

La décision avait été annoncée mardi 19 mai par Mahmoud Abbas. Répondant au projet israélien d’annexion de plusieurs parties de la Cisjordanie, le président de l’Autorité palestinienne avait alors affirmé qu’il n’était plus lié par les accords signés avec Israël et il assurait notamment qu’il mettait un terme à la coopération sécuritaire.

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De notre correspondant à JérusalemGuilhem Delteil

Cette menace avait déjà été brandie par le dirigeant à plusieurs reprises, sans effet. Mais ce jeudi soir, les Palestiniens ont officiellement informé les Israéliens qu’ils mettent bien fin à cette coopération.

Face au scepticisme assez largement exprimé, les dirigeants palestiniens ont tenu à souligner le sérieux de leur position. La coopération sécuritaire avec Israël va bien prendre fin, assure Saëb Erekat. Il est le négociateur en chef de l’Organisation de Libération de la Palestine.

« Ça aurait dû être fait il y a longtemps déjà. Mais tout le monde nous conseillait d’être patient, de donner une chance, d’attendre. Et nous avons attendu plus que quiconque, mais il s’avère que c’était une erreur d’attente. Toute annexion est un diktat. Cela signifie qu’il abandonne les négociations et qu’il va décider à ma place », dit-il.

Ligne téléphonique d’urgence suspendue

Quarante-huit heures après le discours de Mahmoud Abbas, le gouvernement palestinien a donc informé officiellement Israël qu’il met un terme à cette coopération. Il s’agit d’une démarche réfléchie et coordonnée, précise Saëb Erekat.

« Nous travaillons sur chaque aspect concret. Nous pouvons vous assurer que nous ne voulons pas de chaos, pas de violence. Nous voulons maintenir nos services à notre peuple. Et nous avons entrepris beaucoup de démarches pour informer la communauté internationale sur ce qui sera fait et ce qui ne sera pas fait sur chaque aspect pratique de la vie », précise-t-il.

La ligne téléphonique d’urgence entre les deux parties a été suspendue. Les contacts entre les forces de sécurité sont annulés pour les commandants de brigade et les niveaux hiérarchiques inférieurs. Et la police palestinienne ne protégera plus les citoyens israéliens qui entreront par erreur dans une ville palestinienne.

►À lire aussi : Annexion de territoires en Cisjordanie: Mahmoud Abbas met à nouveau en garde Israël

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