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FRANCE / SYRIE

Syrie: les quatre journalistes français sont libres

(De gauche à droite) Edouard Elias, Nicolas Henin et Didier Francois près de la frontière syrienne, le 19 avril 2014. (Capture d'écran)
(De gauche à droite) Edouard Elias, Nicolas Henin et Didier Francois près de la frontière syrienne, le 19 avril 2014. (Capture d'écran) AFP PHOTO / DOGAN NEWS AGENCY

Les quatre journalistes français - Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres - enlevés en juin 2013 en Syrie, sont « libres » et « en bonne santé », a annoncé l’Elysée ce samedi 19 avril. Ils devraient regagner la France dans les prochaines heures. Selon les médias turcs, les quatre hommes ont été retrouvés à la frontière entre la Turquie et la Syrie, dans la nuit de vendredi à samedi, par des militaires.

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Les quatre journalistes avaient été enlevés par le groupe jihadiste EIIL, l’Etat islamique en Irak et au Levant.

Didier François, 53 ans, grand reporter à Europe 1, et Edouard Elias, 22 ans, photographe, ont été kidnappés les premiers, au nord d'Alep le 6 juin 2013.

Deux semaines plus tard, le 22 juin, ce fut au tour de Nicolas Hénin, 37 ans, reporter à l'hebdomadaire Le Point, et Pierre Torres, 29 ans, photographe indépendant, à Raqqa dans le nord de la Syrie.

Didier François et Edouard Elias, ont été kidnappés les premiers, au nord d'Alep le 6 juin 2013.
Didier François et Edouard Elias, ont été kidnappés les premiers, au nord d'Alep le 6 juin 2013.

 

Retrouvés les mains liées

D’après les médias turcs, les ex-otages ont été retrouvés dans la nuit de vendredi à samedi par une patrouille de militaires à la frontière entre la Turquie et la Syrie, près de la petite ville d'Akçakale (sud-est). Les quatre journalistes avaient les mains liées et les yeux bandés. Ils ont été contuits au poste de police de la ville.

Des images diffusées par les médias turcs montrent les quatre journalistes avec des cheveux longs et barbus mais en bonne santé, en train d'entrer et de sortir du commissariat dans la nuit.

 L’annonce de leur découverte a été faite par François Hollande, en fin de matinée. Ce dernier a remercié « tous ceux qui ont permis l'heureux dénouement de cette épreuve ». Les ex-otages « rejoindront la France dans les prochaines heures », a précisé le président français.

« Le moral de Nicolas est bon »

Joint par RFI quelques minutes après l'annonce, Pierre-Yves Hénin explique qu'il a appris la nouvelle dans la matinée par les autorités françaises. Il a même reçu un appel du président de la République. « C’est d’abord une immense émotion et un très grand soulagement, confie-t-il, parce que nous savions que ce n’était pas gagné d’avance, que ce n’était et que ce ne serait pas facile d’obtenir leur libération. »

Les journalistes français Nicolas Hénin et Pierre Torres, enlevés en Syrie le 22 juin 2013.
Les journalistes français Nicolas Hénin et Pierre Torres, enlevés en Syrie le 22 juin 2013. ©Benoit Schaeffer / ©Famille Torres

Le père de Nicolas Hénin confirme aussi le bon état de santé de son fils : « Les choses sont rassurantes. Nicolas a pu avoir directement au téléphone sa mère et son épouse. Son ton est tout à fait rassurant. [...] Le moral est bon. »

Concernant l'avancée des négociations et les conditions de libération des quatre journalistes français, Pierre-Yves Hénin évoque une grande prudence des autorités : « Nous avions seulement l’indication qu’il y avait des contacts susceptibles d’être fructueux, mais pas d’indication en termes de négociations stricto sensu. En tout cas, il y a eu une très grande prudence dans la communication de nos interlocuteurs. »

Espoirs

La libération, fin mars, de deux journalistes espagnols après six mois de captivité avait donné de l’espoir aux proches et au comité de soutien « Liberté pour Didier, Edouard, Nicolas et Pierre ».

D’après 13 grands médias internationaux, plus de 30 journalistes seraient retenus en Syrie depuis le mois de décembre. Dans son communiqué, l’Elysée assure « que le président de la République reste préoccupé par le sort des deux autres ressortissants français toujours détenus au Sahel ».

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