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Revue de presse française

À la Une : le projet de réforme des retraites présenté aujourd’hui en Conseil des ministres

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Le Premier ministre, Édouard Philippe veut ramener à l'équilibre financier le régime des retraites. Le gouvernement a même anticipé un second âge pivot.
Le Premier ministre, Édouard Philippe veut ramener à l'équilibre financier le régime des retraites. Le gouvernement a même anticipé un second âge pivot. LUDOVIC MARIN / AFP

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C’est « la mère des réformes », formule le journal La Montagne. Pour « beaucoup de Français », elle se résume à deux questions, synthétise ce quotidien du centre de la France : « Quand vais-je pouvoir prendre ma retraite et combien vais-je toucher ? Le reste n'est que bavardage » tranche La Montagne.

Bavardage ? Le texte qui arrive aujourd’hui sur la table du Conseil des ministres a déjà provoqué une grève record dans sa durée.

Laquelle grève est loin d‘être terminée. De nouvelles manifestations sont prévues aujourd’hui pour une septième journée d’action contre le projet de réforme des retraites, et le journal Le Parisien se demande si ce vendredi sera un « jour pivot  » dans le « bras de fer » entre l’exécutif et les opposants à cette réforme. Quant aux Français « ils continuent à manifester une certaine sympathie à l'égard du mouvement sans se mobiliser vraiment. Comme s'ils ne savaient plus vraiment qui croire » souligne Le Parisien.

Comme le pointe La République des Pyrénées « l'opinion, toujours opposée à la réforme, est de plus en plus remontée contre Macron ».

Il faut dire, rappelle L'Humanité, que « jamais Emmanuel Macron n'a annoncé dans son programme qu'il repousserait l'âge légal de départ en retraite à taux plein ». C’est ce que le quotidien communiste appelle le « coup de force » du président de la République qui, ce matin, se retrouve emperruqué, tel le roi Louis XVI, à la Une d’un numéro spécial de L’Huma dans lequel ce journal appelle à la « riposte ».

À lire aussi : Retraites : le projet en Conseil des ministres, les opposants restent mobilisésre aussi : 

En tout cas, face à la contestation de la rue, l’exécutif a tenu :

Pas faux. Mais il s’est heurté à une opinion de plus en plus opposée à cette réforme. Comme le souligne Libération, les opposants à ladite réforme n’ont pas « rendu les armes ». Certes, admet Libé, « les trains et les métros fonctionnent de nouveau, la mobilisation lors des appels à manifester de l’intersyndicale décline. C’est vrai. Mais le climat social reste inflammable (…) 61 % des Français se déclarent aujourd’hui opposés à cette réforme, alors qu’ils étaient deux tiers à l’approuver il y a un an ». Et ce quotidien pointe ce qu’il appelle l’« amateurisme » de la majorité.

« Bâtir un système universel en s'interdisant d'emblée - promesse présidentielle oblige - de toucher à l'âge de départ posait déjà une équation insoluble », explique Le Figaro. Lequel quotidien se demande si l'âge d'équilibre promis par le gouvernement verra ou non le jour. « Échappera-t-on à un tour de passe-passe sur les cotisations sociales ? Rien de tout cela n'est gagné d'avance. Céder ne serait-ce qu'un nouveau pouce de terrain anéantirait définitivement ce qui reste de la grande réforme du quinquennat », prévient Le Figaro.

Dans un entretien au journal La Croix, le Premier ministre reconnaît qu’il est « difficile de susciter d’emblée l’adhésion et l’enthousiasme », et défend encore la nécessité d’une mesure d’âge. Mais Édouard Philippe en est convaincu « ce système universel de retraites va vivre très longtemps », dit-il au quotidien catholique.

À la Une également, la quarantaine sans précédent imposée par la Chine pour tenter d’enrayer l’épidémie du coronavirus. Laquelle épidémie commence à alimenter les peurs. La panique menace :

Wuhan et trois autres villes chinoises proches du foyer de la contagion désormais coupées du monde, de nombreuses cérémonies du Nouvel An chinois purement et simplement annulées et à Pékin, la Cité interdite qui, interdite d’accès, l’est désormais pour raisons prophylactiques… Ce sont pas moins d’une vingtaine de millions d’habitants qui se retrouvent confinés par cette quarantaine que Le Figaro qualifie de « massive ».

Massive ? « Inique » plutôt, se récrie L’Alsace. Et « inefficace », enchérit ce quotidien de l’est de la France « d'autres cas d'infections ayant été détectés en Thaïlande, au Japon, en Corée du Sud, à Taïwan, aux États-Unis et sans doute aussi en Écosse ». Car L’Alsace s’en désole « qu’un virus inconnu survienne, et l'on assiste à un début de psychose mondiale (…) Pour la solidarité, pour l'entraide (…) on verra plus tard ».

Comme le soupire le journal La Charente Libre, « dans ce monde globalement plus sûr, mais sans repères, l'étranger transmet la peur comme un virus ». À quand le retour de la crécelle, comme jadis, pour les lépreux ?

À lire aussi : Coronavirus : la Chine confine des villes et ferme la Cité interdite 

Le journal Libération, revient sur la condamnation, le 24 décembre dernier, à dix-huit mois de prison du journaliste Ignace Sossou par la justice béninoise, pour « harcèlement » à l’encontre d’un magistrat :

Ignace Sossou avait refusé de supprimer des tweets et des publications Facebook relayant des propos tenus par un procureur dans le cadre d’une conférence, des propos rapportés qui « étaient vrais », souligne Libé, étant également précisé que ladite conférence était organisée par CFI, l’agence française de développement médias, qui est, précisons-le, une des filiales de France Medias Monde.

Justement, à l’audience, l’accusation n’a brandi qu’une « seule pièce à conviction », affirme Libé, mais elle a pesé lourd dans la balance de la justice : une lettre de CFI ayant fuité sur les réseaux sociaux et dans laquelle ce média français ne faisait rien moins que « se désolidariser du journaliste », énonce Libé. Lequel journal signale que « la lettre, sa fuite, et la condamnation de Sossou ont plongé l’agence française dans la tourmente ».

Plusieurs interlocuteurs contactés par ce quotidien résument cette affaire comme « une accumulation de conneries ». Les avocats d’Ignace Sossou ont annoncé leur intention de « saisir les juridictions régionales et les Nations unies pour faire libérer le journaliste », complète Libération.

 

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