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Politique, le choix de la semaine

France: Ségolène Royal se remet en selle sur le champ politique

Audio 02:13
L'ex ministre de l'Ecologie Ségolène Royal.
L'ex ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

Ségolène Royal   tout juste licenciée de son poste d'ambassadrice des Pôles  clame désormais son envie d'être à nouveau « candidate à la présidentielle », celle de 2022, treize ans après sa défaite face à Nicolas Sarkozy. L’ex-ministre socialiste repart donc en campagne. Au menu, le lancement de son association, « Désirs de France, avenir de la planète. »

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C'est reparti pour Ségolène Royal ! - avec visiblement la même foi et le même enthousiasme- qu'en 2007. L'ex-ambassadrice des Pôles n'aura d'ailleurs même pas attendu que son licenciement soit officiellement acté pour entamer une tournée de soutien aux candidats de gauche pour les municipales et pour lancer sa propre association « Désirs de France, avenir de la Planète ». Déjà tout un programme et un petit clin d'œil (au passage) à sa campagne de 2007...

Son  désir à elle-  est en tous cas intact

À 66 ans l'ex-ministre socialiste est toujours prête à en découdre notamment face à Emmanuel Macron, qu'elle critique désormais avec autant de vigueur qu'elle ne l'encensait naguère. Étrillant « un être déconnecté », « un produit de l'élite mondialisée fascinée par le capitalisme anglo-saxon », et « qui mène le pays dans le mur », a-t-elle récemment confié aux nos confrères du journal Le Monde. D'ailleurs qu'on se s'y trompe pas : si elle repart en campagne, ce n'est pas, absolument pas par esprit de revanche ! NON, Ségolène Royal met en avant l’absolue nécessité de trouver une « 3e voie, de desserrer l'étau du face à face imposé entre Macron et Marine Le Pen » ... bref, rien à voir à voir avec une quelconque ambition débridée...

Ségolène Royal qui a donc retrouvé sa totale liberté de parole, peut-elle pour autant incarner cette fameuse 3e voie ?

C’est là toute la question : a-t-elle encore un espace politique à gauche ? Elle et ses soutiens veulent le croire, face à un PS encore totalement exsangue, des Insoumis qui n'arrivent pas à représenter l'actuelle colère sociale. Et même face aux écolos qui ont pourtant le vent en poupe à la veille des municipales. Mais l'ex-ministre de l'Écologie pense avoir sur ce thème porteur une bonne longueur d'avance.

La vérité est qu'elle reste très haut dans les sondages d'opinion... Et à en juger par le tir de barrage de ses anciens camarades socialistes, sa démarche présidentielle inquiète véritablement.

Reste pourtant -au-delà de la politique- un écueil de taille : l'enquête préliminaire lancée par le parquet national financier qui devra dire si Ségolène Royal a utilisé ou non à des fins personnelles les moyens mis à sa disposition dans sa mission d'ambassadrice des pôles ? Une accusation de « détournements de fonds public » pourrait compromettre son désir de retour.

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