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Revue de presse Afrique

À la Une: le gouvernement serre la vis en Gambie

Audio 03:56
Des manifestants demandent la démission du président Adama Barrow, le 16 décembre 2019 à Banjul, en Gambie.
Des manifestants demandent la démission du président Adama Barrow, le 16 décembre 2019 à Banjul, en Gambie. AFP/Romain Chamson

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Le gouvernement gambien a lancé dimanche une contre-attaque drastique pour éteindre le mouvement de contestation qui réclame le départ du président Adama Barrow. Le gouvernement gambien a interdit, avec effet immédiat, le collectif Trois ans, ça suffit !, collectif qui demande au président Barrow de respecter sa promesse électorale de quitter le pouvoir au bout de trois ans ; l’échéance tombait le 19 janvier dernier. Dimanche, 137 personnes ont été interpellées, soupçonnées de mener des actions subversives, dont 4 journalistes et 2 stations de radio ont été suspendues.

Aujourd’hui au Burkina s’interroge : « Pourquoi celui-là même qui a battu par les urnes le tyran de Banjul se retrouve aujourd’hui contesté ? Si le retournement de la parole présidentielle explique en partie cette clameur de la rue, ça n’est pas la seule raison, pointe le journal. Il y a d’abord le fait que les autres chantiers sont en berne, ou n’ont pas connu de réalisations. 22 ans durant, et sous la férule de Jammeh, les Gambiens n’avaient ni liberté, ni économie prospère. Actuellement cet existant n’a pas fondamentalement changé et on nage toujours en pleine choucroute en matière des droits de l’homme, malgré l’exhumation des crimes "yayamesques" et l’instauration de la commission vérité et réconciliation. » Rajoutons à cela, la promesse non tenue de Barrow, donc, et « ceci fait le lit forcément d’une grande déception des Gambiens », estime Aujourd’hui.

Toutefois, tempère le quotidien ouagalais, « la leçon de Banjul est qu’il n’est pas aisé de remplacer un satrape au long cours. Et les Gambiens devraient peut-être laisser une petite chance à ce président démocratiquement élu, au risque de favoriser une montée en puissance des partisans de l’illustre exilé de Guinée-Equatoriale. C’est connu, la nature, surtout politique, a horreur du vide. »

De belles promesses…

Non, rétorque Le Pays, toujours au Burkina, « il est temps, en Afrique, que la politique réponde à une certaine éthique » : « les peuples ne sont pas toujours dupes ni amnésiques. Et Adama Barrow est en train de vivre l’expérience de la parole donnée, que certains de ses pairs, avant lui, se sont vu rappeler par leur peuple, à des degrés divers. Comme, par exemple, le président béninois, Patrice Talon, qui promettait de s’en tenir à un mandat unique, pour nettoyer les écuries de… Boni Yayi et qui n’est manifestement pas en train d’en prendre le chemin. Bien au contraire. Ou encore Macky Sall dont la promesse de réduire le mandat présidentiel de deux ans en commençant par appliquer ladite mesure à lui-même, semble aujourd’hui reléguée aux oubliettes, même si le chef de l’État sénégalais a quelque peu mis la forme pour sauver les apparences. »

Pour en revenir à la Gambie, pointe Le Pays, « il y a des raisons de croire que c’est la gestion du pouvoir du président Barrow qui est le plus en cause. Car, [...] en faisant avec lui le pari du changement, les Gambiens s’attendaient certainement à des lendemains meilleurs dans les plus brefs délais. »

Encore une tuerie au Burkina Faso

À la Une également, la triste litanie des massacres au Burkina Faso…

On l’a appris hier, relate L’Observateur Paalga, « au moins une centaine de terroristes ont encerclé le week-end dernier le village de Sirgadji, dans la province du Soum. Les sources donnent entre 50 et 70 morts. Ce village était tristement célèbre, rappelle L’Observateur Paalga, depuis l’assassinat du pasteur Pierre et de 5 de ses fidèles en avril dernier. »

L’Afrique face au coronavirus

Enfin, « face à l’épidémie de coronavirus, les pays africains adoptent des mesures de prévention » : c’est ce que relève Jeune Afrique. « D’après l’OMS, précise le site de l’hebdomadaire panafricain, l’Éthiopie, le Kenya et l’Afrique du Sud constituent les principaux pays qui accueillent des flux de voyageurs en provenance de Chine. Dans ces pays, il est recommandé aux autorités de renforcer le contrôle des voyageurs aux aéroports, à travers notamment la prise de leur température corporelle, et de mettre en place de salles de quarantaine dans les aéroports, ainsi que la préparation d’hôpitaux pour recevoir d’éventuels patients. »

Pour l’instant, précise encore JA, un seul cas suspect sur le continent : celui d’une étudiante ivoirienne résidant à Pékin depuis 5 ans. Dès son arrivée en territoire ivoirien, elle été transférée à la cellule de pandémie de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

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