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Aujourd'hui l'économie

Huawei: le casse-tête du Royaume Uni

Audio 04:21
Le géant des télécoms chinois Huawei songe à installer sa première usine 5G en Europe.
Le géant des télécoms chinois Huawei songe à installer sa première usine 5G en Europe. STEFAN WERMUTH / AFP

Le Royaume Uni va-t-il finalement autoriser le chinois Huawei à participer à la construction de son réseau 5G ? Boris Johnson doit trancher aujourd’hui une question « a priori » économique, elle s'est transformée au fil du temps en un vrai casse-tête diplomatique.

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Les États-Unis font tout pour dissuader Londres de recourir à Huawei. L’entreprise chinoise est devenue l’an dernier le symbole, et quelque part la victime expiatoire, de la guerre technologique que se livrent les deux grandes puissances. Elle est maintenant bannie des marchés américains pour son approvisionnement. La Maison Blanche rêve de voir les autres pays lui fermer leurs portes, d’où cette croisade portée aujourd’hui sur le sol britannique avec un argumentaire sécuritaire : on ne peut pas faire confiance à une entreprise chinoise tenue par la loi de son pays de fournir des informations à son gouvernement s’il l’exige. Un raisonnement accompagné de menaces directes : si Londres laisse entrer le Chinois sur son marché, elle peut dire adieu à l’échange de renseignements. Pire encore : Donald Trump a même évoqué la menace d'une guerre commerciale avec son plus ancien allié européen, qui rêve d'un traité commercial avec les États-Unis.

Ces menaces américaines interviennent alors que le Royaume-Uni s’apprête à quitter l’Union européenne

Les Britanniques ont donc plus que jamais besoin d'une relation apaisée avec les États-Unis. L’exercice est périlleux pour Boris Johnson. Lui qui a réussi à mener son pays au Brexit, le divorce de l’Union européenne ce vendredi à minuit, voulu pour retrouver la souveraineté que les anti-européens britanniques estiment avoir perdu au sein de l’Union peut-il aujourd’hui plier face aux États-Unis et déjà renoncer à une parcelle de cette souveraineté ? Mais peut-il déplaire à ce partenaire avec qui il souhaite négocier rapidement pour faire pression sur les 27 ? Enfin, est-ce vraiment le moment de crisper Pékin, une autre puissance avec qui il faudra aussi composer pour définir de nouvelles relations commerciales ?

Pour sortir de l’impasse Boris Johnson a renvoyé la balle à la Maison Blanche

Londres a demandé aux Américains quelle alternative peuvent-ils proposer à Huawei, mais la question est restée sans réponse. Aujourd’hui, la supériorité du chinois est incontestable. Huawei maitrise parfaitement la technologie de la 5G et il a les prix les plus bas du marché, alors que la seule technologie américaine envisagée est loin d'être opérationnelle. C’est précisément ce qui énerve les Américains.

Les autres équipementiers sont européens : Ericsson, Nokia et Sud-Coréen avec Samsung. D’après le Financial Times le Premier ministre britannique pourrait accorder au fournisseur chinois un accès limité au marché de la 5G, pour la fourniture des antennes et des stations de base. Les serveurs qui forment le cœur du système seraient réservés à des entreprises considérées comme sûres. Si cette solution est retenue, l'entreprise chinoise en sortira vainqueur. Même avec une portion congrue de la 5G elle renforcerait sa position dans un pays où elle est présente depuis 15 ans. Trois opérateurs de télécommunications britanniques sont déjà ses clients. La 4G disponible à Londres par exemple fonctionne en partie avec des technologies Huawei.

 

EN BREF

 

TCI, The Children's Investment Fund Foundation a été le fonds spéculatif le plus rentable en 2019, mais aussi le plus engagé contre le réchauffement climatique :

Son rendement affiche 41%, attestant que l'on peut gagner de l'argent en agissant pour le climat. Son objectif constant : pousser les entreprises dans lesquelles il investit à abaisser leur empreinte carbone et les contraindre à publier ce bilan carbone. Ce fonds activiste a été créé par le Britannique Christopher Hohn en 2003. Ce milliardaire soutient financièrement Extinction Rebellion, il pourrait aussi apporter son aide à Greta Thunberg.

La peur du coronavirus plombe les Bourses et renforce le métal jaune

L'or retrouve son statut de valeur refuge à la faveur de la panique qui a saisi les places financières. L'once vaut 1 600 dollars, son plus haut niveau depuis sept ans. Il faut dire que le métal doré est en hausse de 20 % depuis un an et que son cours est en général dopé par le Nouvel An chinois qui attise la frénésie des achats.

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