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Revue de presse Afrique

À la Une: où en est le Hirak en Algérie?

Audio 03:57
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le 19 décembre 2019.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le 19 décembre 2019. REUTERS/Ramzi Boudina

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« Dans moins d’un mois, le hirak, mouvement populaire de contestation en Algérie, bouclera un an d’existence, relève Le Point Afrique. La vague de protestation inédite qui a emporté le régime Bouteflika, poussé à la démission en avril 2019 sous la pression de la rue et du haut commandement militaire, a subjugué le monde entier par son civisme et son pacifisme. Mais la poursuite des manifestations, les vendredis et mardis, avec moins de participation par rapport au début du hirak en février-avril 2019, la poursuite des manifestations, donc, n’a pas pour autant empêché les autorités de suivre leur propre feuille de route. La tenue de la présidentielle le 12 décembre dernier et l’élection, avec une forte abstention, d’Abdelmadjid Tebboune a été vécu comme une frustration chez les activistes du hirak, "un coup de force", selon certains partis de l’opposition. Depuis, constate encore Le Point Afrique, trois dynamiques animent la scène politique algérienne : celle amorcée par le pouvoir, celle des animateurs du Pacte de l’alternative démocratique et celle d’une opposition prête au dialogue avec les autorités. Ce qui est intéressant à signaler, c’est que les trois acteurs cités se revendiquent, chacun à sa manière, du hirak. »

Et Le Point Afrique de préciser : « les partis et personnalités de la société civile constituant le Pacte de l’alternative démocratique veulent rompre avec le système en place et exigent l’organisation d’une période de transition démocratique. » Quant à certains opposants politiques, comme Soufiane Djilali, du parti Jil Jadid, ils sont prêts à « aller au dialogue » avec les autorités pour construire un nouveau régime politique.

Toujours la répression…

En tout cas, pour ce qui est du pouvoir, dans les faits, rien n’a changé, relève pour sa part le quotidien Liberté en Algérie : « Abdelmadjid Tebboune avait fait la promesse électorale d’agir dans le sens de l’apaisement. Une promesse synonyme - du moins, elle a été comprise ainsi - de cessation des arrestations et des emprisonnements des manifestants, les vendredis et les mardis de mobilisation, mais aussi de la libération des détenus du hirak et d’opinion. L’engagement n’est toujours pas honoré, du moins pas en totalité, soupire le journal. (…) Non seulement la libération des activistes du hirak n’a pas été suivie de celle des détenus d’opinion, mais pis encore, les interpellations et les poursuites judiciaires contre les manifestants se sont poursuivies. »

Liberté qui relaye d’ailleurs le dernier communiqué de l’ONG Human Rights Watch qui constate que « la répression continue » et que finalement rien n’a changé depuis l’arrivée d’Abdelmadjid Tebboune à la tête de l’État. « Au lieu de libérer toutes les personnes détenues pour des manifestations pacifiques, les autorités ont continué d’arrêter et de détenir des personnes pour leur activisme pacifique », s’insurge Human Rights Watch.

Changement de cap ?

Pour El Watan, plutôt que d’afficher des ambitions diplomatiques, notamment dans le dossier libyen, le pouvoir en place ferait mieux de répondre aux revendications du peuple… « Avant d’être économique, la crise qui secoue le pays est d’abord politique et institutionnelle, pointe El Watan. Quand des millions de citoyens manifestent depuis bientôt une année pour réclamer le changement radical du système, même après l’élection présidentielle du 12 décembre dernier, quand des détenus d’opinion croupissent toujours dans les prisons et que les libertés individuelles et collectives sont foulées aux pieds, la presse muselée, le champ politique verrouillé, il est difficile de convaincre, à l’extérieur, que le pays est sur le chemin de la stabilité et de la démocratie. (…) D’où l’urgente nécessité pour Tebboune, estime El Watan, de s’investir prioritairement dans la recherche des solutions politiques à même de sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve en se mettant au diapason des revendications du hirak pour une nouvelle République. Tout le reste en découle : les efforts de restauration de l’image de l’Algérie à l’extérieur, la réactivation de la diplomatie politique et économique, les contrats, les investissements directs étrangers… »

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