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Le monde en questions

Le Brexit, et ensuite?

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Les Britannitques célèbrent la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le 31 janvier 2020 à 23 heures, heure locale.
Les Britannitques célèbrent la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le 31 janvier 2020 à 23 heures, heure locale. REUTERS/Simon Dawson

Après trois ans et demi de débats, d’affrontements dans le pays et au Parlement britannique, c’est donc l’heure du Brexit pour les Britanniques. Et la question que l’on se pose est la suivante : « Quelles sont les perspectives politiques et économiques pour le Royaume-Uni ? »

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Ces perspectives sont essentiellement incertaines pour l’instant

L’accord de retrait signé entre les Britanniques et les 27 règle un certain nombre de points : il prévoit notamment que la province britannique d’Irlande du Nord aura un pied dedans et un pied dehors en matière de douane pour éviter le retour de la fameuse frontière physique entre l’Irlande du Nord et l’Irlande. Le texte règle aussi le sort des ressortissants européens installés en Grande-Bretagne et celui des Britanniques qui vivent sur le continent européen. Ils pourront obtenir un statut de résident permanent. Pour les nouveaux postulants, ce sera moins facile. L’accord met fin bien sûr à toute participation de Londres au sein des institutions européennes, mais les Britanniques vont continuer à payer leur quote-part au budget européen, jusqu’à la fin de la période de transition, prévue en principe au 31 décembre de cette année.

Et à compter de ce 1er février, que se passe-t-il ?

Au chapitre politique et diplomatique, notamment à cause d’accords bilatéraux sécuritaires ou de défense avec tel ou tel pays de l’Union, la Grande-Bretagne va rester en grande proximité avec ses voisins européens. En particulier la France et l’Allemagne.

Mais le plus dur commence au plan économique : c’est la fameuse période de transition, où doit se négocier la future relation commerciale entre le Royaume-Uni et les 27 pays de l’Union européenne. Un défi pour les deux parties, et chacun affirme qu’il veut le meilleur partenariat possible. Mais, puisqu’il s’agit d’échanges commerciaux, chacun voudra aussi préserver ses intérêts. Et, bien sûr, plus rien ne sera comme avant : sur quels tarifs de douane, sur quelles réglementations cette nouvelle relation va-t-elle se bâtir ? Ce sera toute la question des onze prochains mois

Deux scénarios en fait pourraient se dessiner : soit un accord à la norvégienne, qui fait référence à une relation privilégiée et avantageuse pour tout le monde, comme celle qui a été conclue entre la Norvège et l’Union européenne. Soit un accord façon « OMC », Organisation mondiale du commerce, avec l’établissement de tarifs douaniers entre 5 et 7% - ce qui serait dommageable pour l’économie européenne, mais surtout pour celle du Royaume-Uni.

Les partisans du Brexit expliquent que la sortie de l’Union va permettre de négocier de bons accords bilatéraux avec les États-Unis ou d’autres grands pays. Sauf qu’avec ses 66 millions d’habitants, le Royaume-Uni pourra-t-il faire le poids dans les négociations ?

Sans compter quelques points précis qui s’annoncent ardus : les droits de pêche pour les Britanniques et les Européens – ces derniers ont besoin de continuer à pêcher dans les eaux britanniques, très poissonneuses, et les Britanniques exportent 80% de leur pêche vers l’Union européenne.

Qu’en est-il également du programme Erasmus, qui permet à des étudiants européens d’aller étudier dans d’autres pays de l’Union ? C’est un des programmes les plus populaires. On le voit, la période qui s’ouvre est pleine d’incertitudes. Mais Boris Johnson veut y croire : il parle de « l’aube d’une ère nouvelle ». Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne lui répond : « L’union est plus forte que le splendide isolement ». L’histoire jugera, peut-être assez vite.

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