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Revue de presse française

À la Une: le Brexit… et maintenant?

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Un pro-Brexit devant le Parlement à Londres, le 13 mars 2019.
Un pro-Brexit devant le Parlement à Londres, le 13 mars 2019. © REUTERS/Hannah Mckay/File Photo

Après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les nouvelles questions : à commencer par celles qui ont été bien peu posées sur l’avenir de l’Europe.

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Le Brexit ? « Bye-bye London, lance en Une l’hebdomadaire Challenges Les jeux sont désormais faits, et l’Europe va s’habituer à vivre à 27 […] Cette perspective qui attriste tout Européen convaincu ne va pas masquer la vérité des faits : le cataclysme promis par les « remainers » ne s’est pas produit », souligne déjà cet hebdomadaire économique.

De fait, le Royaume-Uni n’a pas sombré. Non. La « vraie victime du Brexit, c’est l’Europe » souligne en Une L’Express. Car la voici « amputée d’un de ses membres importants et condamnée à racler ses fonds de tiroir si elle veut financer ses futurs programmes […] Sur le plan géopolitique, le départ des Britanniques va aussi considérablement réduire la voix de l’Europe au sein des grandes instances internationales, une voix déjà difficilement audible », explique cet hebdomadaire.

Mais pour L’Express, il y a plus grave

Selon ce journal, ce qu’il y a de plus grave, c’est « l’onde de choc du Brexit sur l’ensemble de l’édifice européen. Car pour la première fois depuis 1957, le projet fait marche arrière. Au moment où le monde se durcit, où l’on assiste au retour des nations et des frontières et à la remise en question des principes du multilatéralisme, l’Union européenne vacille sur son socle […] Le bras d’honneur que vient de lui infliger Boris Johnson ne doit pas masquer les désillusions et les déchirures à l’œuvre au sein du continent ».

Comme le déplore cet hebdomadaire, « la liste des sujets qui fâchent ne cesse de s’allonger […] Frontières, immigration, budget, industrie, priorités européennes : sur tous ces sujets, le consensus a volé en éclats. Pis, alors qu’hier la position particulière du Royaume-Uni permettait à ses partenaires de construire des équilibres politiques, son retrait risque d’exacerber les rivalités entre capitales. Entre les libéraux du Nord et les pays latins, entre ceux de l’Est et les membres fondateurs de la CEE… Et même entre Paris et Berlin », prévient L’Express. Hebdomadaire selon lequel « le détricotage de l’Europe n’est plus une menace en l’air ».

Le bombardement de Bouaké, un sujet douloureux qui a marqué une déchirure entre la France et la Côte-d’Ivoire en 2004

L’hebdomadaire Marianne publie quelques « bonnes feuilles » du livre de Jean Balan, avocat de familles de victimes françaises de ce bombardement meurtrier qui, le 6 novembre 2004 à Bouaké, a coûté la vie à 10 personnes, dont neuf soldats français, et en a blessé 38 autres. Publié aux éditions Max Milo, intitulé « Crimes sans châtiment » (en référence, bien sûr, au roman de Dostoïevski Crime et châtiment), ce livre entend dénoncer l'« affaire Bouaké, un des plus grands scandales de la Ve République », alors que le procès de ce bombardement doit débuter pour trois semaines le 17 mars au prochain à Paris. Procès dont Marianne espère qu’il « tentera de trouver […] qui a donné l’ordre de l’attaque et pourquoi ? ».

Étant rappelé que la juge d’instruction française Sabine Keyris avait estimé nécessaire le renvoi devant la Cour de justice de la République de trois ex-ministres chiraquiens, Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier (renvoi qu’a rejeté la commission des requêtes de cette juridiction d’exception), Marianne dénonce le « comportement » de Dominique de Villepin, qui, sous serment, a affirmé « n’avoir jamais été au courant », mais aussi celui de Michèle Alliot-Marie, « multipliant les affirmations contradictoires selon les interlocuteurs », d’abord.

Mais Marianne évoque ensuite un « gros soupçon : si le drame de Bouaké était une manipulation franco-française, avec participation d’une partie de l’entourage de Laurent Gbagbo, dans le but d’éliminer ce dernier ? ».

Et puis… et puis, là encore, il y a plus grave : « deux jours avant le bombardement, le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major particulier de Jacques Chirac au moment des faits, transmettait à ce dernier une note très éclairante relative à Guillaume Soro, le chef des rebelles, et son allié Alassane Ouattara », note versée au dossier d’instruction et que révèle le livre de Jean Balan. Note dans laquelle le général Georgelin faisait à Jacques Chirac la préconisation suivante (je cite) : « Il conviendrait de tenir aux deux intéressés (NDLR : Soro et Ouattara, donc) un langage politique convaincant, en soulignant que la seule possibilité de renverser le président Gbagbo passe par les élections  », rapporte Marianne. Comme dit un vieux proverbe écossais : « La vérité est la fille du temps ».

Le virus chinois : plus de 300 morts déjà, dont le premier hors de Chine. Un vrai défi pour le président chinois Xi Jinping

Cette crise sanitaire constitue l’épreuve « la plus cruciale de sa carrière, souligne L’Obs. Si elle tourne à la pandémie, ses rivaux qui critiquent à voix basse la confiscation de tous les pouvoirs pourraient être tentés par une action contre lui ». Étant rappelé qu’un coronavirus est un virus à couronne, L’Obs prévient que le coronavirus pourrait alors lui faire « perdre sa couronne ».

Ces chiffres de la délinquance et de la criminalité, enfin : en France, l’insécurité est en hausse

Fournis par le très officiel service de la sécurité du ministère de l’Intérieur, ils sont publiés ce matin par Le Journal du Dimanche. En 2019, il y a eu 76 homicides de plus qu’en 2018. « Alors que la France n’a été frappée que par un seul épisode terroriste, […] 2019 aura été plus meurtrier que 2015 », année des attentats de Paris, souligne Le JDD. Les statistiques sur les coups et blessures sont aussi en hausse. Et Le Journal du Dimanche se demande si la sécurité va ou non devenir le « talon d’Achille » d’Emmanuel Macron.

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