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Revue de presse française

À la Une: l’opération Barkhane renforcée

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Des soldats français de l'opération Barkhane patrouillent à Timbamogoye, Mali, le 10 mars 2016.
Des soldats français de l'opération Barkhane patrouillent à Timbamogoye, Mali, le 10 mars 2016. © AFP

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La France confirme son engagement au Sahel : elle a décidé d’envoyer 600 hommes supplémentaires au sein de l’opération « Barkhane », qui va passer de 4.500 à 5.100 hommes d’ici à la fin du mois.

« C’est maintenant ou jamais !, s’exclame L’Alsace. Le renforcement de l’opération Barkhane résonne comme un sursaut. Soit ça passe, soit ça casse ! (…) Concrètement, le but est d’inverser un rapport de forces de plus en plus défavorable à la coalition internationale menée par la France avec l’appui des pays du Sahel. Lesquels vont, eux aussi, devoir monter d’un niveau leur engagement. (…) Quitte ou double ! L’année 2020 sera déterminante pour l’opération Barkhane et, en son sein, pour l’armée française. D’où l’exigence, légitime, de résultats rappelée par Emmanuel Macron. »

Attention toutefois, prévient La Croix, « La France n’a pas les épaules assez larges pour stabiliser le Sahel. Cette immense région fait face à des défis démographiques, économiques, sociaux et politiques qui aiguisent des tensions ethniques et religieuses. La faiblesse des États est mise à profit par les trafiquants et les propagandistes. Un engagement international puissant et global serait nécessaire, estime La Croix, pour redonner de l’assise à toute la zone, mais sans garantie de succès. La situation n’est pas sans évoquer celle de l’Afghanistan, où les Occidentaux, en vingt ans, n’ont pas réussi à ramener la paix.

Ce précédent explique en partie l’hésitation de nombreux pays européens à s’engager. Pourtant, les djihadistes sont hostiles à l’Europe. Et le développement du Sahel favoriserait des relations harmonieuses entre les deux continents, si proches. Pour Paris, conclut La Croix, il est urgent de convaincre et de rassembler. »

Primaires démocrates : qui face à Trump ?

À la Une également, le coup d’envoi aux États-Unis des primaires démocrates…

« Face à Trump, les démocrates se cherchent un champion », pointe Le Figaro. « L’État de l’Iowa est le premier à voter ce lundi aux primaires démocrates pour désigner l’adversaire qui affrontera le président sortant à la présidentielle américaine de novembre. »

Des démocrates qui ne sont pas au mieux, remarque le journal : « ils pensaient tenir avec l’impeachment l’arme électorale absolue contre Donald Trump. Pourtant, l’horizon se dégage pour le président américain, qui devrait selon toute vraisemblance être acquitté, mercredi, dans son procès en destitution au Sénat. S’ils veulent mettre un terme à sa présidence, ses adversaires devront désormais lui opposer un candidat capable de le battre le 3 novembre prochain. »

Alors « qui pour affronter Donald Trump ? (…) Les démocrates sont divisés sur la stratégie à suivre et sur la personnalité à choisir. En lice, notamment, précise Le Figaro, Bernie Sanders, qui revendique l’étiquette de socialiste, Joe Biden, l’ancien vice-président de Barack Obama au profil centriste, Pete Buttigieg, 38 ans, un ancien militaire homosexuel qui aimerait incarner la jeunesse, et Elizabeth Warren, qui veut taxer le grand capital et créer une sécurité sociale à l’européenne. Tous rêvent de battre Trump, venu lui aussi faire campagne dans l’Iowa. »

Quant à Michael Bloomberg, relève encore Le Figaro, « l’ancien maire de New York a décidé de ne pas concourir dans l’Iowa, pour faire mieux, grâce à sa fortune personnelle, estimée à 52 milliards de dollars… Il compte sacrifier 'un à deux milliards' à cette course où l’argent est roi. »

Fractures…

« Qui peut l’emporter face au président sortant ? », s’interroge également Libération. « Cette campagne illustre les fractures idéologiques au sein du parti démocrate, avec des contrastes forts dans les programmes sur des sujets de fond comme l’assurance maladie, le salaire minimum, l’éducation, la lutte contre le changement climatique ou la fiscalité. 'Dans n’importe quel autre pays, Joe Biden et moi-même ne serions pas dans le même parti', affirmait récemment l’élue de New York et égérie de la gauche américaine Alexandria Ocasio-Cortez, qui a apporté son soutien à Bernie Sanders et fait activement campagne pour lui, résumant ce grand écart. Une partie des électeurs, pointe Libération, va parier sur cette frange la plus à gauche, incarnée par Sanders (en tête de la moyenne des sondages la semaine dernière dans l’Iowa) et Warren (en quatrième position). D’autres affirment vouloir jouer la carte de la sécurité pour ne pas braquer les électeurs républicains les plus modérés et les indépendants en novembre, avec des figures centristes comme l’ancien vice-président Joe Biden (deuxième place), Pete Buttigieg (troisième), ou encore Amy Klobuchar (cinquième). Mais, conclut Libération, le mode de scrutin, ainsi que le nombre élevé d’indécis, rend l’issue des caucus de ce lundi très incertaine. »

Rugby : le retour en grâce du XV tricolore

Retour en France, avec la victoire des Bleus hier face à l’Angleterre au Tournoi des VI Nations… C’est du rugby bien sûr…

« Froids comme des rosbifs », s’exclame L’Équipe. « Agressifs en défense, hyper efficaces et lucides de bout en bout, les Bleus ont étouffé les Anglais (24-17) à leur propre jeu », pointe le quotidien sportif. « Une sérénité, une maîtrise, une maturité de l’équipe de France qui donnent à croire que les années de fange sont peut-être derrière elle. »

« Face aux Anglais, la 'gosse' surprise du XV de France », lance Libération. « Gosse », tout simplement parce que le nouveau sélectionneur, Fabien Galtié, a aligné une équipe renouvelée et rajeunie. « Il faut croire que cette génération-là, contrairement à celle qui l’a précédée, n’a pas pour spécialité de perdre des matchs imperdables ou de se contenter de ne gagner qu’une mi-temps. (…) Un chiffre témoigne de cette révolution copernicienne dans le XV de France, pointe Libération : il a fallu attendre la 57e minute pour voir Owen Farrell, le buteur anglais, tenter de passer le ballon entre les perches, en transformant le premier essai de son équipe, il n’avait jusque-là à se mettre sous le pied que des chandelles aussi systématiques qu’inefficaces. C’est dire si la bleusaille s’est montrée aussi disciplinée que féroce en défense. »

« Un exploit pour lancer une nouvelle ère », se réjouit Le Figaro. « Ils ont fière allure ces enfants de la patrie. Ces gamins provoqués avant le Crunch par un Eddie Jones péremptoire, leur annonçant qu’ils allaient découvrir ce qu’était la brutalité physique. D’habitude fin psychologue, le sélectionneur de l’Angleterre, sur ce coup, s’est bien raté. Ses mots ont galvanisé les Bleus. »

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