Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: gaffes, bévues et boulettes…

Audio 06:11
Les députés de la République en Marche (LREM) et de la droite quittent l'hémycicle en signe de protestation, lors d'une séance de questions au gouvernement, le 21 mars 2018 à l'Assemblée nationale française à Paris.
Les députés de la République en Marche (LREM) et de la droite quittent l'hémycicle en signe de protestation, lors d'une séance de questions au gouvernement, le 21 mars 2018 à l'Assemblée nationale française à Paris. JACQUES DEMARTHON / AFP

Publicité

« Les mots ne manquent pas, constate Libération, pour nous étonner de l’incroyable capacité de l’exécutif à enchaîner depuis une dizaine de jours les sorties de route. De l’Élysée à Matignon en passant par les principaux ministres, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, comme si un virus en amateurisme était en train de contaminer toute l’équipe gouvernementale. Elle n’était déjà pas fringante fringante tous les jours en 2019. Désormais, pointe Libération, on s’inquiète franchement pour elle… Un jour, c’est Cédric Villani qui piétine l’autorité présidentielle en déclarant, sous les fenêtres de l’Elysée, que non, il ne renoncera pas à sa candidature municipale à Paris. Le lendemain, c’est le Conseil d’État qui renvoie Castaner dans le corner de sa tambouille électorale en retoquant sa circulaire sur le décompte des voix aux municipales. (…) Muriel Pénicaud a, elle, dérapé en réduisant le drame d’une vie - la perte d’un enfant - à quelques lignes dans un tableau Excel. Et quand le patron, Emmanuel Macron, tente de retomber sur ses pieds en réclamant un peu d’humanité envers les parents endeuillés, l’effet est presque pire, relève encore Libération : c’est le manque d’humanité de la macronie qu’il surligne au Stabilo… L’effet est immédiat au sein de la majorité : la réunion de groupe, mardi à l’Assemblée, a viré à la foire d’empoigne. »

Les députés LREM se rebiffent

En effet, constate aussi Le Figaro, « le fossé se creuse entre l’exécutif et sa majorité. »

Le Figaro qui met en exergue le fameux rejet d’une proposition de loi portant les congés après le décès d’un enfant à douze jours, rejet maladroit par la majorité qui finalement a fait volte-face après injonction de l’Élysée… Cette affaire « n’en finit pas de créer des tensions entre la majorité et l’exécutif, pointe Le Figaro. Certains députés macronistes se rebiffent même contre le chef de l’État. »

En effet, analyse le journal, « il y a de la colère, des blessures, de l’incompréhension, de l’amertume, de la rancune, de l’humiliation, du ressentiment, du ras-le-bol… : la macronie est entrée en dépression. En crise, elle se met à douter, pire, à en vouloir à son 'père', le président de la République en personne. Fréquentée comme jamais, la réunion du groupe LREM hier a servi de séance de psychothérapie à des députés qui ont le sentiment, avec cette détestable histoire de congés pour un décès d’enfant, de se faire tirer dans le dos par ceux-là mêmes qui les envoient au feu. Incendiés par leurs opposants et sur les réseaux sociaux pour leur 'inhumanité' et traités de 'cons' par un (une ?) ministre, cela fait trop pour ceux qui sont partis à la bataille électorale la fleur au fusil et qui mesurent aujourd’hui que la vie politique est tragique, cruelle, et même injuste. »

Bref, conclut Le Figaro, « On est loin de l’euphorie des débuts quand l’étiquette Macron suffisait à faire l’élection. Les députés ont découvert depuis les 'contraintes' du terrain et les affres de l’impopularité par procuration. Gilets jaunes, retraites : ils ont éprouvé, parfois physiquement, la difficulté qu’il y a à défendre une politique qui a cessé d’être encensée. S’ils n’oublient pas tous qu’ils ont été élus grâce à Emmanuel Macron, beaucoup commencent à redouter d’être battus à cause de lui. »

Mila : victime et accusatrice

Dans les journaux également, l’affaire Mila…

« C’est une adolescente aux cheveux teints en bleu, relate Sud-Ouest. Elle est menacée de mort en France. Son histoire ne fait pas la Une. Elle est devenue un malaise sourd. Elle dit la confusion dans laquelle notre pays est plongé. Mila est lesbienne. Son tort : répondre sur le même ton aux insultes dont elle a fait l’objet sur les réseaux sociaux de la part de musulmans. Depuis une semaine, elle et sa famille sont protégées, mises à l’abri (par les forces de l’ordre). »

Alors, « si cette affaire n’est pas aussitôt apparue au grand jour, si le harcèlement dont elle a fait l’objet, les promesses de viols, les appels au meurtre n’ont pas aussitôt provoqué l’indignation unanime et immédiate, c’est parce que, dénonce Sud-Ouest, les relais habituels se sont tus et n’ont pas osé s’exprimer. La raison ? Les menaces venaient de l’islamosphère. » La gauche est donc restée muette, déplore Sud-Ouest. Et elle « a signé là son Munich moral. (…) Parce que cette gauche couarde et dogmatique, s’insurge le journal, ne peut reconnaître qu’une partie de plus en plus importante des croyants musulmans veuille instaurer un ordre moral contre lequel elle se lèverait avec toute l’indignation du monde, dès lors qu’il émanerait d’une autre religion. »

Le Midi Libre n’est pas du tout sur la même ligne : « Mila, cette adolescente de 16 ans qui, un soir de déprime, n’a trouvé rien d’autre à faire que d’insulter l’islam, se retrouve malgré elle au cœur d’une polémique. Menacée sur les réseaux sociaux, exfiltrée de son lycée, elle s’étonne que ses grossièretés déclenchent autant de critiques. Fière de défendre 'le droit au blasphème', la voilà à courir les télés pour faire la promo d’une chanson et se vanter que sa 'story' fasse des milliers de vues sur YouTube. À deux mois des élections municipales, elle devient naturellement un enjeu politique, pointe encore Le Midi Libre. Le ministre de l'Intérieur la met sous protection policière, la droite en fait un symbole de la laïcité. On est pourtant loin dans cette histoire de l’humour des dessinateurs de Charlie pour se moquer des fanatiques, estime le journal. Il faudrait expliquer à Mila, conclut Le Midi Libre, que, malgré tous ses efforts, la sottise ne viendra jamais à bout de l’obscurantisme. »

Trump jubile

Enfin, le satisfecit de Donald Trump…

Tout va bien pour le président américain qui s’est jeté des fleurs cette nuit lors de son discours sur l’état de l’union, vantant ses promesses « tenues » et une économie américaine à la santé « rugissante ». Un peu plus tôt, Donald Trump a raillé « l’incompétence » de ses adversaires démocrates, dont les résultats dans la primaire de l’Iowa ont été retardés en raison d’un problème informatique.

« Les démocrates n’avaient vraiment pas besoin de cela, commente L’Alsace. Alors que la cote de popularité de Donald Trump est au plus haut, le couac qui a marqué le premier rendez-vous des primaires du parti démocrate est catastrophique en termes d'image (…). La semaine s’annonce décidément très belle pour Donald Trump, pointe le quotidien alsacien. Fiasco de la primaire démocrate dans l’Iowa, discours sur l’état de l’Union au Congrès et acquittement (prévu), ce mercredi, dans le procès d'impeachment que les Républicains ont réussi à tuer dans l’œuf au Sénat en refusant l’audition des témoins… À cela s’ajoutent un sondage faisant état de 49 % d'opinions favorables et une économie qui se porte bien… Le ciel est bleu pour le président américain. »

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.