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Chronique des matières premières

Les producteurs de porc français déchantent après la récente chute des cours

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Les cours du porc ne sont plus à la fête.
Les cours du porc ne sont plus à la fête. RFI/Ariane Gaffuri

Avec la Chine qui manque de viande de porc, le marché mondial est prometteur pour les éleveurs français. Pourtant ils sont découragés par le repli récent des cours.

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Les cours du porc ont rechuté en France depuis leur envolée de l'automne dernier. Le kilo est repassé de 1,70 euro à 1,45 euro au marché au cadran de Plérin, en Bretagne, dans le nord-ouest du pays, rapporte l'AFP. L'euphorie qui régnait l'an dernier du fait de la forte demande en Chine, frappée par la peste porcine, semble appartenir au passé. Le blues a repris les éleveurs français.

Négociations commerciales tendues

La Fédération nationale porcine accuse les abattoirs de tirer les prix vers le bas. De fait, en France, les producteurs de porc sont moins bien rémunérés en ce moment que leurs concurrents allemands et espagnols, observe l'Institut du porc.

Les négociations commerciales annuelles ne rassurent pas les éleveurs. Spécificité française, elles se poursuivent jusqu'à la fin du mois et la Fédération nationale porcine craint que les pressions de la grande distribution vers des prix bas ne l'emportent, pour l'année 2020.

Impact négatif du coronavirus chinois

La Chine a momentanément perdu son caractère d'aiguillon pour les cours du porc. Elle a importé beaucoup moins que prévu pour le Nouvel An chinois, à cause de l'épidémie de coronavirus, qui a paralysé les échanges de personnes et de marchandises.

Malgré tout, les perspectives restent positives pour le marché du porc. La Chine a perdu la moitié de son cheptel porcin. On ne sait pas à quel rythme elle le reconstitue, et les Chinois se sont reportés sur d'autres viandes, comme le poulet, mais il manque toujours au niveau mondial 25% de la demande, selon l'Institut du porc.

Concurrence russe

Le marché international devrait donc rester porteur et soutenir les cours en France tant que le pays est indemne de fièvre porcine, la maladie animale est déjà aux portes de l'Allemagne.

Pas sûr pourtant que les producteurs français, âgés et éprouvés par des années de crise, aient l'énergie d'investir comme le font leurs concurrents en Russie, passée d'importatrice à exportatrice nette de porc.

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